vendredi 26 avril 2013

AC/DC Highway to Hell,

AC DC


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... Ou les débuts commerciaux d'un futur groupe mythique de l'histoire du rock, de

 Mon Histoire du Rock

Vinyl clef de l'histoire d'AC/DC, tournant entre l'époque blues rock et l'époque hard rock ou plutot rock FM

On continue donc le petit tour dans les K7 imaginaires de mes souvenirs musicaux - bien réels - de mes années 80?
A cette époque, ce groupe passait pour des dégénérés épouvantables et peu recommandables.

Aujourd'hui cet album est un classique du rock, et le groupe est un incontournable.

YOU KNOW YOU'RE OLD FASHIONED WHEN WHAT YOU USED TO LOVE AS BEING SHOCKING WHEN YOU WHERE IN YOUR 20 IS GETTING "VINTAGE"...

Pour en revenir à AC/DC, cet album, le plus connu, est celui où le groupe commence à abandonner le blues-rock pour aller vers un rock FM plus "facile", plus commercial. Ce sera le plus vendu….

Comme disait Coluche, également mal vu à l’époque et également devenu fréquentable aujourd’hui : « Il suffirait que les gens arrêtent d’acheter pour que ça ne se vende plus ».

J’en ferai une devise dans mon métier de vendeur, puis de manager commercial.

Cet album sera le dernier avec le chanteur Bon Scott, mauvais garçon, mauvais genre, alcoolique au «dernier degré », qui en fait est celui des alcools qui en délivrent le plus, des degrés : en manque, il allait jusqu’à boire de l’after-shave au réveil.

Sa voix était pour beaucoup dans le style du groupe, et ce n’est pas par hasard que les frères Young (les guitaristes du groupe), avaient repéré ce roaddie et l’avaient embauché à l’époque où AC/DC était un groupe de blues péchu qui jouait surtout dans les boites gay australiennes (d’où, dit-on, le nom du groupe).

L’album suivant « Back in Black », était déjà bien avancé avec Bon Scott, il fut donc terminé, réenregistré pour partie, avec un nouveau chanteur, délibérément opposé en terme de voix. C’est une autre histoire.

Les titres phares de l’album sont Highway to Hell, et Touch too Much. Le second respire encore le blues, tout comme d’autres titres (Night Prowler…) et d’autres semblent appartenir à la page que le groupe est en train de tourner (Love Hungry Man, If You Want Blood, Beating Around the Bush). Enfin, « Shot Down in Flammes » et « Walk all Over You » annoncent la suite.

Cet album sera celui de la consécration pour AD/DC, les mauvaises langues attribuent ce success à la pub involontaire et morbide que la mort de Bon Scott fera au groupe.

En réalité, je me souviens que l’album était déjà un succès avant qu’on apprenne, un midi à la cantine, la mort du chanteur dans une bien médiocre déchéance, rejoignant tant de rock star dans une mort en pleine gloire, et Hendrix à ex-aequo dans le palmarès des situations glauques ( puisqu’à très peu de choses près ils sont morts dans les mêmes circonstances.).

Le 33Tours suivant eu un temps mes faveurs, puis je cesserai de « suivre » ce groupe. Je resterai « bloqué » sur la période Bon Scott, avec une préférence pour « avant » Highway to hell, et sans doute pour Powerage, dont on reparlera.

De cet album, le titre éponyme sera celui qui restera dans « l’histoire », mais pas dans la mienne. Touch Too Much (n'est ce pas, les Old Stones?) a ma préférence, et Night Prowler, qui est un blues pur fruit, le suit de très près, irait presque lui ravir la première place.

Touch Too Much, commence calmement, doucement presque. Puis tout s’accélère, s’énerve, il y a un lien entre la montée en puissance et les paroles, jusqu’au solo d’Angus Young, finalement assez simple mais faites le en vous roulant par terre….. puis cet échange entre Bon Scott et le reste du groupe qui reprend le refrain, d’abord piano pour une seconde montée en puissance jusqu’au final.

On ne s’en lasse pas.


Enfin, moi, pas.






mercredi 24 avril 2013

STAND BY ME BEN e KING

STAND BY ME


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Un post bilingue! le Rock'n roll a droit à tous les égards


Ce post sera bilingue, en l’honneur de Cheryl (voir plus loin) qui nous a fait découvrir cette version…

You'll reckon the bilingual post is far from a translation, but a real bilingual as each bears some slight changes..

Aujourd'hui un rapide et bilingue billet musical au sujet de cette ENORME "Stand ByMe", la version de Ben E King en 1961 fait référence, mais c'est en fait un gospel du début du siècle, repris, revu, malaxé de nombreuses fois avant d'être porté aux nues par la voix, le groove de Ben E King.

Ce dernier, un temps membre du groupe The Drifters, est un peu un "One Hit Wonder", car il a surtout été porté par le succès de Stand By Me, tube immense qui connut le succès en 1961... et fut repris plus de 400 fois.

La question serait « qui n’a pas enregistré ou joué en live ce standard absolu au frisson garanti » ? Oasis, que je n’aime décidément pas a, sacrilège ultime, utilisé le même titre pour une chanson lamentable quant au sujet, et pas terrible au final.

Ne vous y trompez pas, ça n’a rien à voir.

Dans « notre », « le » « Stand By Me », il y a une intensité dramatique mise en scène par une montée en puissance, rythmique seule puis chant puis arrivée progressive des instruments, un peu comme dans les versions studios originales de « I heard It Through The GrapeWine », même si dans ce cas, les instruments arrivent les premiers, un par un...

La video que nous fait découvrir Cheryl (en direct de Santa Cruz, California), est issue d'un projet "Playing for a Change", diffusant un message de paix en enregistrant aux quatre coins du monde des interprètes de ce hit, et d'autres... Les interprétations de certains musiciens « de rue », est tout simplement bluffante, et le montage qui est fait est très plaisant.

Today our musical post, wil be a short, and for once in French/English, in the honour of Cheryl, who sent me this video. Talking about this hudge hit "Stand By Me", Ben E King 1961 cover being the reference, but not the first, as it comes actually from an early 1900 gospel, reviewed, sung, mixed, knead by many before being brought in the higher place of sound and fame by Ben E King grace and groove. The guy, after a quick run with The Drifters, went into a solo career, mainly led by this one Hit "Stand By Me"... Ben E king is thus not far from being what them guys call a One Hit Wonder. The song was a hudge hit in 1961, and was covered since then over 400 times....

The video Cheryl sends us direct from Santa Cruz, California, comes from "playing For a Change" project, a guy strated recording this guy you see right at the beginning, and then the idea comes to him to go round the world recording many streets covers of this, and then many other "love each other songs".



vendredi 19 avril 2013

Les 10 morceaux d’une fete reussie….



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Une fête, dix morceaux incontournables?


Un copain m’a demandé (a demandé à pas mal de gens, en fait…) la liste des 10 morceaux ABSOLUMENT IMMANQUABLES dans une fête réussie, « selon toi, ta vie, ton expérience et rien d'autre (ta mémoire aussi..) », prends 5 à 6 minutes pour y réfléchir…

Voici en deux mots la réponse :

10 c’est une petite soirée vit’fait. 20 30 minutes à tout casser ;-)

Je te propose : 2 « disco pour mettre l’ambiance », 2 « gros rock avec des cris de la foule », 2 « rocks pour danser à 2 » , 1 seul « slow parce qu’on n’a plus l’âge », 1 « reggae mais j’en aurai mis un autre (red red wine version ub40) », 2 « trucs des 80’s »

YMCA Village People


VENUS bananarama

I love rock’n roll Joan Jett

It’s only rock’n roll Rolling stones

All Shook Up Billy Joel

Johny B Goode Chuck Berry

Hotel California Eagles

I Wanna Love You Bob Marley

Allways the sun Stranglers

Thriller Michael Jackson

Le cadre est je trouve un peu restrictif, mais comme on dit, dura lex sed lex, l’oie est dure, mais c’est de l’oie. Du coup on dira, ah, ça maque de ceci, de cela, mais 10 titres, c’est vite rempli, ça manque un peu de trucs actuels, par exemple, mais on se refait pas, n’est-ce pas ? Pour élargir le champ, on aurait pu dire bien des choses en somme tenez par exemple :

10 slow, 10 rocks, 10 disco/dance/actuels, 10 “divers ambiance dance” et 10 rocks péchus, ce qui donne 50 titres, à raison de 3 minutes en gros par titre, 150 minutes deux heures et demi.

12 morceaux et non dix, ce qui laissait une possibilité de faire « 2 titres par catégorie », si tant est que les catégorie que j’ai instinctivement défini aient ici un sens.

Mais ce n’était pas la question. L’idée était « en 5 à six minutes » donc de façon assez peu réfléchie, intuitive.

Chacun peut « jouer » ici!

Quelle serait "votre liste"? publiez et commentez !



mardi 16 avril 2013

Boby Lapointe, né a Pezenas le 16 avril 1922

ATTENTION: CE BILLET N EST PAS ROCK N ROLL... 

et pourtant...


Bien avant le stéréoK7 dont je parlais il y a quelques temps, vers 1976, 77 peut-être, je découvre Bobby Lapointe.

Ce n'est pas très rock'n roll, mais allez, Boby Lapointe fait pour moi partie de cette culture "rock" de la mienne, celle que je raconte ici.

Je me souviens, le "Tube de Toilette", entendu sur le vieux poste à lampes, Grandes Ondes, Ondes Moyennes, que j'avais pu installer dans ma chambre quand mes parents avaient voulu s'en séparer.. Pas de FM à l'époque, hein! Europe 1 et France Inter, c'est tout. Ayant bricolé l'engin, je pouvais enregistrer le son sur un magnetocassette monophonique emprunté à mon paternel.

Je me souviens d'un cassette ou j'avais religieusement recueilli "le tube de toilette", mais aussi d'un autre grand penseur aujourd'hui disparu (Pierre Desproges) "L'a bobo le Bébé", en duo avec je crois Chantal Ladessou, mais je m’égare.

Il y avait donc Claude Villers et déjà Bernard Lenoir, et aussi, je ne sais plus, Jean-Louis Foulquier peut-être, qui essayaient de maintenir la mémoire de ce génie mathématique (qui inventa le calcul hexadécimal, base 16 préfigurant les modes de fonctionnement des supercalculateurs. Sa méthode "Bibi-binaire", où les nombres de 10 à 16 sont des syllabes (be ba bi...), sera étudiée très sérieusement dans un traité d'informatique des années 70, que mon père avait dans sa bibliothèque "Les Cerveaux Non Humains"... assez inaccessible au non matheux que je suis!

Il fut d'abord chanté par les autres (Bourvil - Aragon et Castille), Aznavour (Framboise)... Hyper timide (pire que Brassens avec qui il était assez ami - et "pays", Sète et Pezenas), il finit par chanter lui même en se dandinant et à toute vitesse des chansons qu'il fallait sous-titrer (dans le film de Truffaut 'Tirez que le Pianiste') pour que les gens les comprennent.

Dans certaines chansons (Je suis né au Chili, Mon père et ses verres) les jeux de mots s'entremêlent,. Dans d'autres, (Andréa c'est toi...) la même phrase dite deux fois avec deux intonations ou des césures différentes portent des significations différentes. Dans d'autres encore (Ta Katie t'a quitté), il nous montre toute sa maitrise du rythme et de l'allitération.

J'ai ensuite un peu oublié Bobby Lapointe. Redécouvert un peu avant mon séjour dans la perfide Albion ("l'oubli" n'aura donc duré que 3 ou 4 ans!), mais ce fut pour mieux le réapprendre et le découvrir "à fond". Je me fis offrir le fameux double 33T, (produit par Joe Dassin), que je remplacerai évidement par son équivalent cd... J'ai longtemps fait subir à mes proches, mais aussi à mes collègues de travail partageant des trajets automobilistiques, ces textes portés, desservis diront certains par des airs désuets, pas très rock'n roll, pas très tendance... Sans doute ces orchestrations et la musique typée ont fait beaucoup pour faire sombrer trop vite ces textes, burlesques, mais souvent poétiques, dans l'oubli. Dommage.

" Et je veux rendre à ma façon grâce à votre graisse à masser.
Votre saindoux pour le corps c'est ce que mes vers pour l'âme sont.
De tout ce qu'à ma peau me fîtes, combien fus-je épaté de fois !
Combien à vous qui m'épatâtes mon bon petit cœur confus doit"


Bon Anniversaire, et... le bonjour à Monsieur Lafée...

dimanche 14 avril 2013

Deep Purple album Machine Head ce n'est pas seulement Smoke On The Water!

Deep Purple.....



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Hard Rock ? Rock Psychédélique ? Rock « Symphonique » ?


 


Un peu tout ça successivement », selon l’époque, l’influence dominante de l’un ou de l’autre.

Un grand classique assurément, qui n'est pas de nature à effrayer ceux - dont je suis - que le hard rock, métal, pur et dur, rebute.

L’album le plus marquant est pour moi ‘Machine Head’ avec bien sûr Smoke On The Water dont tout le monde connait l’histoire.

Comme souvent, un riff, une mélodie super simple (fallait-il encore la « trouver »), un morceau construit « au hasard », devient un tube interplanétaire alors qu’il était destiné à servir de bouche trou…

Mais surtout Space Truckin’ et les hurlements félins du chanteur Ian Gillan. Ian Gillan, que j’ai pu voir récemment dans un show assez baroque « Rock Meets Classics » comme les anglais les affectionnent. Péchu et généreux avec le public.

Space Truckin’ donc, très rock, très hard, et aussi sur le même album « Lazy », presque jazzy, dont l’intro est tellement longue que c’est presque un instrumental, le titre du coup résonnant comme un clin d’œil, trop paresseux pour écrire des paroles. Il y a sur cet album d’énormes contrastes, tiraillements entre la tendance rock, blues, hard-rock et le « passé » rock planant, psychédélique. Mais malgré tout l’ensemble a une unité, une homogénéité, tout s’enchaine et je ne vois pas un titre dont on se dise – comme souvent – ce morceau dénote.

Le 33 tours à la maison était l’un de ceux (2 ou 3 ) qui étaient le plus écoutés, et je me souviens que « vers la fin » Lazy et Smoke on the Water » étaient presque inaudibles…

Cet album est à coup sûr selon moi un monument du Rock'n Roll



vendredi 12 avril 2013

Louie Louie Day... 11 avril

LOUIE LOUIE


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The Kingsmen, et un tube rock garage

Louie Louie, oh yeah me gotta go...

Blogger, c'est un métier... J'avais "prévu" de publier ce message hier... et puis j'ai "zappé" comme on dit maintenant. Voici donc, avec un jour de retard:

Le 11 avril a été célébré par les connaisseurs le « Louie Louie Day ». Le 11 avril parce que c’est la date de naissance de Richard Berry (en 1935), qui a composé ce titre en 1955, repris des tonnes de fois sous sa forme et son titre original, ou après triturage et modification.

Difficile d’évaluer le nombre exact de reprises, encore plus difficile de dire quel groupe s’est inspiré de ce titre pour écrire l’un de ses morceaux : trois accords en boucle, c’est tellement simple que c’est évidemment à la base d’une foultitude de morceaux….

En gros, mais l’histoire, comme d’habitude, est déjà bien documentée partout, Richard Berry a un groupe de musique plutôt gentillet, pas très pêchu (m’enfin je me réfère aux versions de MC5, d’Iggy Pop, des Clash…). L’histoire d’un gars, un marin, qui explique à un barman qu’il doit partir chercher sa nana.

Avec des paroles si énormes et un riff de 3 accords, ce type tient un truc qui va devenir un classique, repris des centaines et des centaines de fois, par la plupart des groupes (plus de 1000 versions enregistrées, cherchez votre préférence, de Barry White à Pierre Henry, de Jimy Hendrix à ... qui ne l'a pas interprété?). Pourtant, le titre est mis en face b d’un 45 tour en 1957 et oublié aussitôt.

Dans les années 60, le titre est ressorti des oubliettes, et va devenir un phénomène ‘de société’, sera donc repris à toutes les sauces et deviendra The morceau de référence pour ce rock simple, dépouillé, au son « sale » et brouillon qui entrainera l’arrivée du punk.

Il y a eu aussi des versions « gentillettes » (Cheree de Suicide, un truc aussi dans la BOF de Grease « Summer Night »).

En fait « tous » on repris ce titre, donc il n’y a cas aller chercher dans les enregistrements de son groupe préféré…

La version la plus connue est sans doute celle des Kingsmen, c’est aussi celle par laquelle j’ai « découvert » ce morceau, sur la bande originale du film (toujours la même chose, hein) Quadrophenia, des Who. Essayez, vous verrez. Mais, encore une fois, il y en a pour tous les goûts.. Trouvez la vôtre !! Jouez la vôtre !!!

Sachez qu’aux US, c’est un véritable phénomène, avec site webs, pages facebook, rassemblements, commémorations….



jeudi 11 avril 2013

Rock au Cinema: Ne Nous Fachons Pas, Georges Lautner

Ne Nous Fachons Pas


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« The » film culte pour tout fan des 60’s….
Les cyclo Honda (l’alignement des cyclos rouges devant la « villa du Colonel …), la Mini Moke, la Jaguar Type E, la R8 gordini autant d’icônes des années 60…

L’ambiance y est, le style y est, évidemment la musique et le look des « Anglais » fait beaucoup à l’affaire…

Et bien sûr le look, Mod des Anglais, costards "zootsuit" impeccables, cheveux longs….), ce qui nous ramène au rock, puisque les « hommes à tout faire » du colonel jouent tout à tour un jerk enflammé, une ballade « slow »… qui ponctue efficacement les scènes cultes du film.

Ce groupe (bien français, de la Côte d’Azur « The Funny Boys ») n’a pas profité de l’aura du film pour faire une carrière…

Cela dit ils n’ont pas composé la musique, puisque c’est Bernard Gerard qui signe la BOF. Celle-ci est plutôt réussie, colle bien au film. C’est l’icône sonore qui s’ajoute à celles, visuelles, décrites ci-dessus, et le ton, le type de son (le twang des guitares, la basse, le rythme, la voix) sont très caractéristiques de la British Invasion.

Evidemment, les BOF des « Tontons » et de la plupart des autres films du genre ayant été signés Michel Magne, on s’interroge sur la raison qui fait que ce n’est pas lui qui a signé celle de ce film. Bernard Gérard, présenté comme ayant été un collaborateur de Michel Magne, signera d’autres musiques de film, mais je n’ai pas souvenir d’un cas où sa musique ait collé aussi bien au sujet.

Les cascades sont réglées par quelqu’un qui formera Remy Julienne (Monsieur Cascades, au cinéma français et hors de nos frontières), Gil Delamare. Ce Monsieur, omniprésent dans les cascades des films des 60s, se tuera quelques temps plus tard en effectuant une cascade au volant d’une Floride (c’est par ce dernier détail que je connais l’histoire, la Floride étant la sœur ainée de la Caravelle, que j’ai bien connue !!)

En résulte un film qui, s’il reste aux yeux des puristes dans l’ombre des « Tontons », est un cas assez typique de comédie « d’époque », qui restitue le climat « 30 glorieuses », mêlant le côté « France traditionnelle » (le Citroën HY du brocanteur, la fête du village) et le « choc du modernisme » (l’aéroport, les jeunes « anglais »et leur rock bruyant accompagné de danses sauvages, la boite de nuit de la fin du film…).

A propos de la fin du film, et de cette scène dans la boite de nuit où passe un air que l’on croit tous connaitre, tant il est inspiré du standard GLORIA, des « Them » de Van Morrison (rien à voir avec Jim Morisson des Doors, si ce n’est une version de Gloria a été enregistrée par les Doors). Ça sent le plagiat, sans doute les producteurs n’avaient pas pu obtenir les droits d’utilisation de Gloria ? Le titre est donc une évocation, chantée par quelqu’un d’assez surprenant dans ce registre, Graeme Allwright, qui sera plus connu ensuite pour ses folk songs « à la Dylan » !



mardi 9 avril 2013

Be Bop A Lulla, Gene vincent, 1956

BE BOP A LULA...


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LE tube de Gene Vincent Be Bop A Lula,



LE tube de Gene Vincent, vrai "bad boy", contrairement à Elvis Presley qui était plutôt un chanteur à minettes. 
 

La démarche "chaloupée" très Rock'n roll de Gene Vincent était en fait due à un accident de moto où il avait failli perdre sa jambe. Plus tard, il réchappera de l'accident de voiture dans lequel mourut Eddie Cochran: très affecté, il tentera de noyer sa tristesse dans l'alcool...Il finira d'ailleurs de façon pas très glorieuse, alcoolique, endetté, seul, oublié aux Etats-unis qui n'en ont plus que pour les Beatles et le British Invasion. Gene Vincent se produit à l’origine en mentionnant le groupe qui l’accompagne, les Blue Caps. 

 A noter, la basse n’est pas encore « tenue » par « une basse », mais par une contrebasse : la « Guitare Basse », « inventée dans les années 30 (sans frettes) puis oubliée jusqu’à ce que Fender sorte, au début des fifties, la « Precision Bass »… On raconte (dans le film Motown en particulier) les raisons de l’abandon de la contrebasse par les musiciens de studio qui accompagnaient les tournées aux US, suivant en voiture les bus des « stars » derrière lesquelles ils jouaient, instruments sur le toit… jusqu’au jour où un bassiste perdit sa contrebasse en route. Gene Vincent était très populaire en Europe, et le paradoxe est que les Beatles vouaient presque un culte à Be Bop a Lula, et c'est pourtant les Beatles qui contribuèrent à son déclin... La légende dit que c'est ce morceau qui est à l'origine la rencontre de Mac Cartney et Lennon. 

Va savoir.. En tout cas, les deux l'ont repris à de très nombreuses occasions, de même que notre rocker national N°2 Eddie "schmoll" Mitchell... qui a adapté au moins une vingtaine de titres d' Eugène Vincent. On se moque souvent des paroles débiles des chansons françaises, de cette époque, en particulier. c'est parce qu'on n'écoute pas les paroles des tubes anglo-saxons, qui sont du même niveau... Be Bop a lula en est l'illustration parfaite, mais ce n'est pas l'exception... 

Boris Vian, qui n'aimait pas du tout le rock (alors naissant), avait baptisé ces chansons devenant des succès alors qu'ils n'avaient rien d'exceptionnels ni musicalement( 3, 4 accords..) ni au niveau des textes, des tubes.... parce que c'est creux (parole d'ingénieur...). L'expression est restée, mais sous une acception moins péjorative que celle qu'il lui donnait!

dimanche 7 avril 2013

Rover jeune talent à la Rickenbacker

ROVER


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Une voix, un style, une Rickenbacker...

 Rover.

Une fois n’est pas coutume, et tant pis pour ma réputation de has-been qui n’écoute que de la musique de vieux, empreinte de Rolling Stones pour les trucs les plus branchés, et de Bo Diddley , Gene Vincent, et autres Chuck Berry. Je ne sais plus qui disait ( je crois que c'était Jérôme Savary): mieux vaut être has been qu'has never been...

Après avoir évoqué Lilly Wood And The Prick, aujourd’hui c’est à Rover que je vais consacrer ce billet.

Non pas par flagornerie envers le label indé que j'aime bien (cinq7), commun aux deux artistes. Les Old Stones sont excellents, mais n'en sont pas encore à draguer les labels.... Non, ce qui me fait chroniquer Rover aujourd'hui est un réel intérêt pour le côté décalé de ce garçon, qui me semble prendre le risque d’aller sur des pistes peu communes, qui ne sont pas dans le courant actuel de ce qui « va plaire à coup sûr » (genre revival yéyé, garage-punk entendu 1000 fois, etc etc).

...Ni à contre-courant non plus d’ailleurs, il semble juste aller dans une direction différente, un peu lunaire (facile, l’allusion au MoonRover).

J’ai découvert l’autre jour en zappant la soirée des victoires de la musique, je boude en général ces con-gratulations d’une con-grégation par elle-même, affichage emmerdant d’un narcissisme exaspérant.

Bref, ce gars arrive sur scène tout seul, avec sa belle guitare Rickenbacker et chante de sa voix si étrange. Marrant, d’ailleurs ce choix de la Rickenbacker, guitare ovni au son inimitable, et de cette voix inattendue… L'un et l'autre vont super bien ensemble, je suis certain que ce choix est délibéré, et franchement c'est un choix excellent, au delà du look que ce bel objet confère à Rover.


Une reprise de Depeche Mode, « Enjoy the Silence », vaut à mon goût le détour également. Un temps parait-il inspiré par le punk-rock, Timothée Regnier, puisque c'est son nom, semble avoir - à raison - basculé vers un "cold wave", assez proche d'un Bowie, plus agréable.


Bref, un artiste étonnant, différent, qu’il faut suivre, on s'impatiente de savoir ce qu'il va sortir, ensuite….



samedi 6 avril 2013

La radio FM, RFM dans les années 80, et un personnage singulier

RFM en 1980


RFM


Sur mes K7, il y avait des trucs qui passaient à l'époque sur RFM. RFM, c'était à l'époque, l'une des radios "libres", pionières, fondée par l'ex-Radio 7 Patrick Meyer.

RFM était très très rock, et émettant depuis Velizy 2, nous faisait redécouvrir ces hits passés, et l'actualité rock, ce que ne faisait plus les radios établies, un peu comme si Bernard Lenoir (Feed Back sur france inter à 21h) passait toute la journée dans le poste. C’est un peu « à cause » de RFM à l’époque que j’ai moins écouté Feed Back.

C’est un peu à cause de RFM que je suis devenu fan des « oldies », oldies but goldies comme ils disaient.

RFM avait été fondé par Patrick Mayer qui était parti de radio 7, radio lancée par la radio publique Radio France pour faire « jeune », sous le président Giscard d’Estaing. Mayer avait voulu faire passer Coluche à l’antenne, ce qui avait été refusé, du coup il avait démissionné et Coluche était venu sur RFM.

Il y avait un vent de liberté, autour de 1981, l’arrivée de Mitterrand laissait croire aux jeunes qui ne le connaissaient pas, finalement, que ce serait mieux, après. Tout ça s’est bien vite envolé, RFM a été interdite, puis brouillée, je ne sais plus pourquoi, je me souviens qu’on arrivait tout de même à l’écouter, tristes des illusions perdues sur l'autel du cynisme politique.

Il y a une épopée des « radios libres », qu’il faudrait retracer. En écrivant ça, un truc me revient à l’esprit et Je crois que c’est fait, par quelqu’un que j’ai eu la chance de croiser, il y a des années…Quand j’ai commencé à bosser, jeune commercial, j’avais comme interlocuteur chez un client une directrice informatique assez étonnante qui enregistrait depuis des années, depuis le début les radio FM. Je crois qu’elle était déjà assez réputée dans ce milieu, pour ça, mais elle ne se la jouait pas du tout. Elle était super sympa, on ne parlait pas beaucoup d’informatique, beaucoup de rock et de radio, c’était marrant, et passionnant. Je me souviens qu’un jour, elle était aux 400 coups parce que l’appart au-dessus de chez elle avait cramé, elle avait passé la nuit avec des potes à déménager les xxx cassettes précieuses de l’histoire de la radio FM. Cette Dame est une véritable passionnée et une encyclopédie de la radio. Les mecs des radios l’appelaient souvent déjà à l’époque (c’était vers 1990,91) pour lui demander des k7 d’émissions des débuts de leur propres radios parce qu’ils n’avaient pas d’archive. J’ai essayé de trouver trace de l’association dans laquelle elle exerce cette activité, (eldoradio) sans y arriver : ce doit être une encyclopédie passionnante de la culture rock !

vendredi 5 avril 2013

Sonnet à la gloire des disquaires

Disquaire


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C'était quoi un disquaire? 
Un gars qui vendait des "Vinyls" dans une boutique. Mais nous on disait pas Vinyls, on disait 33 Tours...


Le disquaire, c’était, dans nos jeunes années,
Un commerçant barbu dans une échoppe noire
Au milieu de vinyls entassés, au comptoir
Un hirsute grognon à la mine fanée
 Pour peu qu’on fréquentât sa boutique damnée
Il pouvait s’adoucir et nous laisser l’espoir
D’un avis, d’un conseil, et nous dire l’histoire
De tel groupe adulé, mais par lui condamné
Il possédait mille disques et les connaissait tous
Sa culture nous semblait plus grande que Larousse
Et ses disques fragiles, qu’on pouvait écouter...
...Au casque, luxe ultime, recueilli et rêveur
Jurant qu’un jour aussi, on serait des rockers
Avant de repartir, les oreilles shootées



jeudi 4 avril 2013

Muddy Waters, l'un des père fondateurs du Chicago Blues et du Rock'n Roll

Muddy Waters


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Aujourd’hui Muddy Waters aurait 98 ans. Pfffiou !

Muddy Waters est aujourd’hui oublié, c’est dommage. C’est l’un des pionniers du blues, en tout cas du blues « enregistré », du blues made in Chicago.

Il est l’un de ceux grâce à qui le label mythique Chess Record (voir à ce titre le film « Cadillac Record ») prit sont envol.Jouant d’abord de l’harmonica, (rigolez pas, c’est l’un des instruments typiques du blues) il se met à la guitare en entendant Robert Johnson (le mec qui aurait signé un pacte avec le diable, dit la légende).

Il est considéré comme d’influence majeure sur le rock anglais, la fameuse British Invasion, et en particulier sur les Rolling Stones… J’allais dire « évidement », puisque le nom du groupe vient d’un des titres de Muddy Watters.

Lors d’une tournée aux US, Keith Richards voudra absolument aller voir Muddy Waters aux studios Chess…. On dit que celui-ci les snoba fièrement, ce qui blessa l’amour propre de ces Messieurs les Rolling Stones, mais qui n'a pas entamé la dévotion de Keith Richards pour Muddy Waters…

« Mannish Boy », titre emblématique, est souvent confondu avec « I’m a Man » de Bo Diddley, et avec « Hootchie Cootchie Man ». Il faut dire que c’est bizarre et compliqué, et je ne suis pas certain de connaitre « la vérité » sur le sujet. Mannish Boy et Hootchie Cootchie sont deux titre de Muddy Waters. En gros voilà l’histoire.

Muddy Waters enregistre « Hootchie Cootchie Man », censé être un truc rigolo, jouant sur l’image macho de Muddy Waters. Ce titre a un immense success, reposant sur l’effet « stop and go » du riff principal.

Bo Diddley reprend le truc, et avec d’autres paroles, plus viriles « I’m a man », ce qui agace Muddy Waters qui re-reprend le titre, sur un double plagiat donc avec « Manish Boy », contre-jouant du sens des deux précédents avec les paroles.

Presque tous les groupes, en tout cas ceux de la British Invasion, reprendront ‘I’m a Man’. La version des Who a (bizarrement) ma préférence. Ou comment terminer un billet sur Muddy Waters en parlant de Bo Diddley et finir sur The Who….



mercredi 3 avril 2013

Jacques Higelin....... Champagne!!!!

Jacques Higelin est-il Rock'n Roll?


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Peut-on évoquer Jacques Higelin dans une histoire du Rock ? ????

Dans MON HISTOIRE DU ROCK, on peut,

je peux.

Higelin, maintenant plus très jeune homme, je l’ai vu ce week end excellent acteur dans un film qui m’a « pris », alors que je n’étais pas à priori client du genre.

Le film, Japelou, raconte une histoire pas faite pour me passionner, mais un reste de galanterie me fît accompagner Madame Ma Dame, et je ne le regrette pas.

Higelin donc, joue peu, mais joue bien.

Pour revenir à mes k7... En 1979, Jacques Higelin nous sidère avec "Champagne Pour Tout Le Monde".

Références à Charles Trenet, pêche incroyable, univers surréaliste, et plein d'humour, sens de l'improvisation, de la scène.

Ce mec est à la fois une pile électrique, un show man exceptionnel (voir si ça traine quelque part la vidéo de « Hold Tight » en public aux Francofollies de La Rochelle (en ? 1981 ?)), performance après la pluie, fatigués, énorme.

On dirait qu’il ne compose que pour donner sur scène. Bruel ( Patriiiiiiiiick) dit que c’est en voyant Higelin sur scène à La Rochelle qu’il a eu envie de faire ce métier, et qu’il a écrit son « Casser la voix », en hommage, scié qu’il était par un tel charisme, une telle pêche, un tel enthousiasme communicatif. Faut dire, voyez-le en live, ça donne. Mais même en studio, le gars semble habité, hilare, survolté, joyeux.

Enregistré à Hérouville, où il résidait (squattait ? d’une forme hyppie de squat accepté par les maitres du lieu) avec femme et enfants, cet album ( qui donc n'était pas sur une k7...) a été un des rares français à tourner en boucle sur ce qu'on appelait une chaine hifi, ma chaine hifi.
Quand il s'écrie "c'est le Concorde", il le crie de la cour de ce château, en fait une grosse demeure, siège des mythiques studios de Michel Magne, premiers studios résidentiels d’Europe, vite devenus le MUST pour tout un tas de rock stars, après un bouche à oreille fait par Charlie Watts, le batteur des Stones venu en ami au temps d'Exile On Main Street.


« Hahaha, C’est le Concorde !» donc, s’ébahit-il, ( intro de "Vague à l'Ame" en voyant le point bruyant et déjà mythique (lui aussi) dans le ciel au début d'une prise de son en plein air(car Herouville est "sur la route" aérienne du Paris Rio, ce que je savais déjà à l’époque, puisque nous venions « à la campagne" non loin de là, à Gisors.





Il faudra reparler d’Hérouville, en même temps que d’Elton "Honky Chateau" John par exemple)...

En fin de compte, il est rock'n roll, Monsieur Higelin, non? Lalanne pleurait déjà, Higelin se marrait, et c'était l'essentiel Les filles préféraient Lalanne, ça nous faisait bien chier, parce que déjà, se plaindre faisait intello, rigoler semblait la démonstration d’une imbécile insouciance, et moi j'aimais bien ça:En attendant on restait entre mecs, à écouter Higelin et d’autres clowns en espérant rester jeune longtemps: Lui, qui est notre ainé, a réussi. Et nous???

Champagne pour tout le monde!!!!!



lundi 1 avril 2013

Ray Charles

Ray Charles


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Ray Charles occupe une place à part

 dans mes "K7-souvenirs":

D'abord, "What I'd Say" figurait effectivement sur l'une de ces bandes magnétiques, et, avec Guitar Boogie, l'un des deux morceaux que j'ai appris à jouer à la guitare "sèche" lorsque j'étais lycéen, avant d'abandonner cet instrument pour quelques décennies...

Ensuite, lorsque nous avons abandonné les vinyles pour les CD, une compil du "Genius" figurait parmi les premiers cd acquis....

Aujourd'hui chaque écoute de ce cd ces années nous reviennent en mémoire ....

Enfin, nous avons eu l'immense plaisir d'assister à un concert de Ray Charles, en 1988, donc à la même époque, lors d'une soirée de promotion d'un fournisseur, illustrant un concours où une Ferrari était à gagner. Je n'ai pas gagné la Ferrari, mais bien mieux, on a eu un concert du "Genius", "rien que pour nous" (on était quand même au moins 2000 personnes).

Le secret de sa venue avait été bien gardé, et je me souviens encore de la standing ovation qui lui avait était faite, tous surpris d'apprendre qu'on allait assister à un concert en fin de soirée.

On n’en revenait pas. Ray Charles n’était plus tout jeune, il faisait un concert alimentaire, lui qui avait déjà joué partout, devant tant de grands, dans tant d’endroits mythiques.

Il donna cependant un concert inoubliable, et semblait se donner à fond.

Que raconter de plus sur « the Genius » ? Comme pour pas mal de trucs que j’aborde dans ce blog, des bouquins, des films (celui sur Ray Charles me parait très, très bon et je le recommande), je n’ai pas la prétention d’ajouter quelque chose, de dévoiler un truc, de fournir une analyse pertinente au-delà de ce que j’ai pu ressentir en entendant cette musique.

Ray Charles est intéressant en ce qu’il a établi un pont entre le soul et le rock, rassemblant les deux, et décevant aussi parfois les puristes de chacun des « deux mondes ».

What I'd Say date de 1959. c'est à l'origine une impro de Ray Charles lors d'un concert. Caractéristique, reconnaissable entre toutes, l'intro au piano électrique Wurlitzer...

Le morceau avait été jugé tellement long qu'il a été édité en 2 parties, la seconde, fameuse pour son dialogue avec les Raelettes, mais aussi le public....Il fut interdit sur de nombreuses radios, jugeant obscène ce long morceau qui commençait comme un gospel et se terminant comme un râle érotique et bestial. Quelle époque! Le film qui porte son nom montre bien sa capacité à utiliser les affres de sa vie privé pour en imaginer des titres et des façon de les chanter (ou faire chanter par ses choristes) propres à nous faire vibrer (What Kind Of Man Are You, Hit the Road…)

Je cherche souvent, et ne peux me remémorer quel fut le premier morceau de rock que j’entendais, et qui m’a marqué. Oui, je dois dire que ça me « travaille » souvent. Confusément, je crois que certains titres de Ray Charles évoquent des souvenirs de petite enfance, sans qu’aucune certitude ne me soit permise : aucun indice du genre 33 ou 45 t retrouvé chez mes parents ne me permettent de « résoudre cette énigme ». Des trucs comme I Had a Dream, I Gotta Woman, My Bonnie, pourtant, semblent réveiller quelque chose??

Évidement, j'écris tout ça en écoutant, à chaque fois, les morceaux que je commente. Bine sûr, je reprends souvent le texte plusieurs fois. Et là, aujourd'hui, sans doute parce qu'ayant écrit ce qui précède il y a quelque temps, mon cerveau a continué à chercher « en tâche de fond », me revient un souvenir enfoui depuis longtemps.

Oui, J'ai entendu Ray Charles étant tout petit, à Lille, je devais avoir 5 ou 6 ans maxi. Je vois le salon de l'HLM familial, une jeune fille au pair qui venait nous garder, passait des 45t sur l’électrophone familial, en fumant des clopes, et c'était (sans doute pas toujours) Ray Charles. Je me souviens de ma sœur (ainée) disant « T'as vu ELLE SE DROGUE » car elle fumait, et « faudra pas le dire, hein », disait la minette. Je crois qu’on l’avait « dit », Ray Charles n’est pas revenu.

Bref, le vieux Ray est définitivement un mythe de mon histoire du Rock. Le grand-père toujours souriant que la vie n’avait pourtant pas épargné, semblait toujours optimiste et devoir nous mettre de bonne humeur avec son art… Souvenons-nous également de l'apparition de Ray Charles en prêteur sur gage dans les BluesBrothers op1....