lundi 21 septembre 2015

Trad’Ouir ou la musique folk participe-t-elle de Mon Histoire du Rock ?


Nous sommes allé vendredi dernier écouter Trad’Ouir, groupe de musique folk/traditionnelle ami.

Plusieurs questions peuvent se poser.

D’abord va-t-on « écouter » un groupe comme Trad’Ouir, alors que le public présent vient avant tout danser sur leur musique ?

J’avoue facilement que, fan absolu d’expression corporelle et terriblement à l’aise dans ce genre d’exercice…. Je penche facilement pour « on va écouter ».

Et de tendre l’amical reproche aux convives (car ils sont conviviaux et acceptent ta gaucherie quand tu essaie de leur emboîter le pas…) : Mais voyons arrêtez-vous de danser un peu et écoutez les musiciens !!!

Que ceux qui veulent découvrir quelques instruments étonnants et désuets se précipitent : Bombarde, cornemuse, acordéon diatonique.

D’autres sont plus courrants, mais pas plus faciles, parmi lesquels le violon, tenu magistralement par l’ami Denis.

Le ton est donné, et l’ambiance est résolument au bal folk. On serait tenté par moments d’un retour aux années 70, où le genre eut son heure de gloire, dans une ambiance pas très éloignée de Woodstock.. L’humeur est joyeuse et le l’objectif que semble s’être fixé Trad’Ouir, partager et transmettre un état d’esprit et des émotions, est définitivement atteint.

On peut donc poser, et tenter de répondre, à la seconde question : La musique folk participe-t-elle de Mon Histoire du Rock ?

Ou suis-je l’être borné et étroit qu’on imagine, vautré dans un fauteuil, entre une pile de CD d’AC/DC, un tas de K7 de ZZ TOP, des singles des Stones et les 33 tours des Who ?

Eh bien qu’on se se le dise il y a dans mon histoire du rock, dans la musique qui a fait ma culture musicale, bien des univers, et celui du folk en fait aussi partie. On retourne loin, aux annes 70 du siècle dernier, pour trouver dans ma discothèque des 33 tours d’Alan Stivell, dont l’enregistrement du fameux concert à l’olumpia 1972, avec à ses côtés Gabriel Yacoub ( qui se souvient de Malicorne,dont un tours voisinait le premier cité) et Dan Ar Braz, rockifiant et electrifiant ces folks songs bretonnes qu’on allait alors jusqu’à qualifier de Rock Celtique ! CQFD. Je me souviens alors d’un fol espoir : ce violon, dont je tentais de maitriser les difficultés, pourrait-il me suivre dans le rock ? Je n’ai pas su,je n’ai pas pu.


L’été dernier, le même Denis dont j’ai parlé, tout à l’heure, nous fit l’honneur de se joindre à nous pauvres rockers, et d’ajouter la grâce de son violon à nos péripéties.


Merci

samedi 12 septembre 2015

LOW R.E.M. ( 1991, OUT OF TIME )

R.E.M.


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On n'a jamais parlé de REM ici, did we ever?



On va saisir l'occasion, aujourd'hui.

R.E.M. revient au devant de la scène, hélàs pas avec un album, pas avec un single…

D'un autre côté:
si ils ne veulent plus jouer ensemble, faut pas insister: le coup de la reformation d'un soir pour "faire plaisir aux fans", et au compte en banque, c'est un peu téléphoné, et indigne de R.E.M.
Si c'est pour faire parler d'eux en disant que Sergent Peper est une merde, Keith se sent morveux, se mouche.
Mieux vaut ne rien composer que de s'accrocher au premier jingle ferroviaire venu dans l'espoir de revoir voler les flamands roses, même solitaires.

Donc rien de tout ça chez REM, juste une mise au point pour stopper l'utilisation de leur musique à des fins commerciales, electorales, etc.

Ah ben voilà une transition qu'elle est bonne, comme disait Coluche, dont l'image est fort exploitée elle aussi.

J'écoutais Low, dites donc. C'était le matin, sur le chemin du boulot. Morning suits me fine, qu'ils disent. Ah bon.

Moi, le "morning" me "suits" moyen. Surtout le matin.

Enfin, hier matin, Low convenait parfaitement à l'humeur. Montée en puissance, voix caverneuse, filet de cordes (violons (Denis, viens on se le joue!! et violoncelles). Crescendo maitrisé, puis à nouveau le calme.

Presque 5 minutes de cette chaude et langoureuse ballade dans ce jeudi matin de septembre.

Est-ce le traitement lancinant de l'orgue? La voix de Michael Stipe? Jim Morrison sort de ce corps! The Doors, désenvoutez R.EM.!

Ou plutôt non, magnifique hommage!! Car ce matin, le Grand Maulne du Rock'n Roll m'est apparu à nouveau, "ce fut comme une apparition"!!

R.EM. Peut, comme les Doors, refuser l'exploitation commerciale de leurs titres (il est là, le lien, la voici la transition)!!!!!!!

Ils sont de la même trempe! Low incarne une filiation, un esprit non pas d'escalier mais de "Doors" façon The End, Ridders on the Storm.

Mais peu importe. REM est un groupe énorme qui n'a pas besoin de la filiation dont je l'affuble ( !) pour mériter cet éloge. Quinze albums et presque 30 ans de carrière, quand même, nous laissent un gout de trop peu:

Le jeu de guitare en arpège (et quelle guitare!), le rejet par Peter Buck du solo de guitare pour le solo de guitare, celui-ci préférant ponctuer les morceaux d'enluminures bien venues, plus discrètes et moins m'as-tu-vu (entendues).L'apport d'instruments inattendus ( mandoline, violon, etc), le jeu de basse mélodique et pas uniquement "rythmique"….

Rickenbacker
Peter Buck, Rickenbacker (from Wikipedia)
Que des chose que j'aime et dans lesquelles je trouve des repères. Pas vous?

J'ai parlé des Doors, je veux pas fâcher en parlant de Brian Jones qui dans les Rolling Stones apportait lui aussi des instruments "incongrus", on peut se référer au jeu de guitare de Roger Mc Guynn (The Byrds)ou plus proche de nous de Johnny Marr: Mais la Rickenbacker est un fil conducteur!!

Mais le groupe semble n'avoir jamais digéré le départ du batteur Bill Berry en 1997. Tous les groupes n'ont pas la chance de ne naitre vraiment qu'avec l'arrivée de leur second batteur.



samedi 5 septembre 2015

Alan Parson's Project, De Turn Of a Friendly card aux studios Abbey Road en passant par Eye in the Sky

Alan Parson's Project

Eye in the Sky, Turn of a friendly card...





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La mémoire a ses mystères et un souvenir appelle l'autre sans qu'ils soient réellement reliés entre eux.

Ainsi, avoir évoqué les Stinky Toys a ramené le souvenir d'avoir pas mal écouté Alan Parson's Project, dans les années 80, mes années Londoniennes.

Il y avait pourtant dans ces albums, que ce soit Turn of a Friendly Card, ou plus encore Eye in the Sky, qui fut un carton phénoménal, un côté easy listening, musique d'ascenseur, assez agaçant.

C'est ce qui gâchait à mon avis un peu la fête. C'était pourtant musicalement très soigné, très inventif et plutôt sympa.

Les albums étaient, ce qui est somme toute assez logique, très bien produits. Après tout, Alan Parson avait un background d'ingénieur du son (à Abbey Road, excusez du peu (sur Let it Be, Abbey Road..) (voir Dark Side of the Moon le 119 ème article de ce blog), et ça s'entendait dans ses compositions: Le soin apporté à la production, la profusion d'effets et d'instruments, mais aussi la richesse sonore en atteste.

Comme d'autres à cette période, (Yes, Mike Oldfield…), Alan Parson est parti d'une approche très prog rock, avec des titres longs, des albums "concept" et des titres qui renferment plusieurs thèmes, ayant chacun leur propre rythme, mélodie, ambiance. Puis, au cours des années 80, il s'est laissé tenter par un format plus condensé, plus dépouillé. Plus efficace diront certains, plus commercial diront les autres.

Ce sera donc Eye in the Sky, qui fera beaucoup pour rendre Alan Parson célèbre… Au risque de devenir, comme je l'ai dit, agaçant.

J'aimais bien Turn of a Friendly Card, mieux que Eye in the Sky (Syrus, Eye in the Sky, Mammagamma). Moins typé electro pop 80's, moins grosse et lourde rythmique.

Il faut croire que le type borné et obtu gavé tantôt aux Who et autres groupes 60's, tantôt à la New Wave tendance Ska/pogo que " j'étais" alors, faisait quand même dans l'éclectique.

De Sex Pistols à Mike Oldflied en passant par AC/DC et OMD, en passant donc par des trucs aujourd'hui, et c'est dommage, tombés dans l'oubli comme Alan Parson's Project, le spectre me semble assez large.

Eye in The Sky offrit selon moi à Alan Parson un succès sans doute un peu démesuré, mais l'oubli relatif dans lequel il est tombé ensuite, sera tout aussi injuste. Il faut cela dit avouer que les albums suivant ne se feront pas remarquer par un renouveau salvateur.


Mon Histoire du Rock
Eye in The Sky