samedi 21 novembre 2015

Janis Joplin

Janis Joplin  

"Pearl"


LA voix féminine du blues.


LA voix du Summer of Love



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Mon Histoire du Rock décide cette semaine de mettre (enfin) Janis Joplin à l'honneur.

Janis Joplin devenue l'icône du rock californien des 60's, étoile filante dans le ciel du rock'n roll.


Plus encore que Melanie Safka,  qui suivra plutôt les traces folk de Joan Baez, et que Grace Slick(plus psychedelique et qui d'ailleurs quittera la sphère musicale pour les arts graphiques), Janis Joplin est la voix feminine du blues des années 60.
Elle établissait une distinction entre les hyppies, qui, disaient-elle, croyaient en une société et un monde meilleur, et les Beatnik, désabusés, qui n'y croyaient pas et adoptaient une attitude mi épicuriennne mi auto destructrice.

Disparue trop tôt, dans ce tourbillon fatal qui engloutira presque en même temps les " 4 J "(Jim Morison, Brian Jones, Jimy Hendrix et donc Janis Joplin), formant ainsi la promo "69/71) du club des 27.

Janis Joplin tentait d'oublier dans ses chants, cris de désespoir, et dans les excès de drogue et d'alcool, le mal de vivre qui la hantait, et sa peur constante de n'être pas aimée pour ce qu'elle était.

La Dame était particulièrement  instable et toujours en quête d'un autre chose destructeur. Perpétuelle insatisfaite, et craignant toujours de se faire avoir, elle quitta systématiquement chaque groupe qu'elle avait rejoint ou formé, à l'aube des premiers succès.

Son tempérament explosif lui donnait toutes les audaces, mais la laissait souvent dans une désespérante solitude:

“On stage, I make love to 25,000 different people, then I go home alone.” 


On n'entend plus beaucoup Janis Joplin de nos jours, et c'est regrettable. Elle avait le blues en elle, il suffit d'écouter… n'importe lequel de ses titres! Digne héritière d'Etta James et d'Ella Fitzgerald, Janis Joplin n'aura que trop peu de temps pour exprimer son art. Elle entre en studio pour enregistrer ce qui doit être l'album de sa consécration, après avoir enchanté San Francisco, Monterey (prestation énorme!!!) et Woodstock.

A Woodstock, sa prestation sera jugée décevante, y compris par elle-même. 
Woodstock est un mythe qui repose plus sur ce qu'on en raconte que par la qualité des prestations de chacun des artistes: Janis n’échappe pas à cette règle, ayant pas mal abusé des drogues et alcools à disposition des artistes pendant les trop longues attentes des trop longs retards (elle monte sur scène avec 1/2 journée de retard sur l'horaire!). Sa prestation (comme celle de CCR entre autres) ne sera pas conservée sur le film: les Directors cut la montrent hagarde, paumée, sans voix…).



La nuit précédant l'enregistrement du dernier morceau de l'album (Mercedes benz, dont elle n'a encore enregistré que la voix), elle tombe une fois de plus dans la solitude et la drogue, mais ce coup-là, ce sera la dernière.


Le 4 octobre 1970.


Je me souviens que ma sœur avait acheté "Pearl", je me souviens de "Cry Baby", a fond sur son minuscule electrophone; c'était avant les chaines hifi, bien avant les MP3…

... Je n'avais pas eu besoin de le lui emprunter. Le pauvre petit trucophone avait longtemps vibré au son de Pearl.....

Janis Joplin...

... Un journaliste lui avait demandé, un jour qu'elle retournait à Port Arthur, dans son Texas  natal: quel est votre meilleur souvenir du Texas? "Le jour ou je me suis tirée d'ici".



Get It While you can, un titre qui résume parfaitement Janis Joplin






samedi 7 novembre 2015

1979

1979



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La bande son des années Lycée



1979 dans le rock

Une année entre Punk et Disco


Un cher Ami et fidèle lecteur, qui est aussi camarade d'évasion musicale (c'est bon, pour le cirage, Patrick? Tu ne rougis pas trop?) me taquinait récemment sur l'année 1979. Je pourrais selon lui considérer les titres de ces année-là comme trop récents.. Et donc nuls.


Tu oublies que 1979 est l'année de mes 16 ans, mes années Lycée, les années Feed Back de Bernard Lenoir qui nous a tout (ou presque) appris!

Mis au défi, je vais me livrer ici à un inventaire nécessairement incomplet de l'année 1979. Nous allons nous balader parmi (comme écrivait Frédéric Dard, que je lisais beaucoup à cette époque-là).

Un autre camarade, dont je suis le lecteur, me dit se documenter sur le son des early 80's pour un prochain ouvrage; Marc, puisses-tu trouver ici quelques souvenirs de cette année 1979 où nous avons partagé les bancs d'un Lycée de Versailles.


Ce sera sans doute amusant de comparer l'avis qu'on s'en faisait, à l'époque, et le regard qu'on y porte aujourd'hui. Chacun pourra commenter en bas de page.

1979 est une année charnière: coincée entre le Punk qui devait tout remettre à plat et crachait sur le Rock'n Roll, et la New Wave qui le réinterpréterait en usant des mêmes codes.

1979 est aussi une grosse année pour la disco, que le Rock peinait à étouffer (voir déjà "Goodbye Sister Disco" des Who en 1978..d'autres titres ci après partagent la même rage). 


C'est aussi l'année que choisit Elton John pour une tournée mondiale avec Ray Cooper, qui les mènera en URSS: Je garde intact et ému le souvenir de ce reportage, et du magnifique Bennie and the Jets

L'opposition rock disco tourne parfois au cirque, comme en juillet à Chicago (j'avais posté sur Facebook des images de la DDN, Disco Demolition Night, où chacun devait apporter ses vynils de Disco pour les faire littéralement sauter lors d'un spectacle dans un stade!

Mais c'est une année ou je pensais trouver Queen, les Wings (que je n'aimais vraiment pas), et où je ne pensais pas trouver déjà les chers Blues Brothers

C'est aussi l'année de Grease et de Starmania, je juge que leur place n'est pas ici.

On va le voir, le Rock s'efforce de résister, avec parfois une véhémence dans le propos et le titre, au disco, omniprésent.

On y va, façon éphéméride (quoi mes rides, qu'est-ce qu'elles ont mes rides): J'avoue avoir eu besoin de l'aide de Wikipedia et autres sources web, pour dater mes souvenirs et les cadrer dans les limites de 1979.

Que ces sources soient ici remerciées, m'évitant d'introduire dans la liste un 'Bicycle Race' de Queen, et d'oublier les Blues Brothers que ma mémoire faisaient naître autour de 1980, 81, par exemple: Il fallait pour l'exercice rester en 1979.

https://en.wikipedia.org/wiki/1979_in_music
http://www.playlistresearch.com/1970s/1979rockhits.htm
http://www.rockmusictimeline.com/1979.html

Janvier:
Ça commence "mal" pour le Rock, avec Village People YMCA
Mais ça commence bien avec Dire Straits "Sultans of Swing"
Entre les deux, Blondie "Heart of Glass", dont j'ai déjà parlé sur ce blog.
Elvis Costello (armed forces) Accident will Happen, un rock énergique et teinté de beat new wave.

Février:
Rod Stewarts, qui était mieux inspiré lors qu'il était leader des Faces, succombe à la mode disco et sort 'D'ya think I'm sexy' , qu'on entendra jusqu'à plus soif.
Les Bee Gess sortent "Tragedy" Février est donc dramatiquement disco
The Blues Brothers relèvent le niveau - Soul Man

Mars:
Supertramp sort Breakfast in America
Bob Seger vent debut contre le disco: Old Time Rock'n roll
Gainsbourg sort l'album reggae "aux armes et caetera", en s'entourant des musiciens de Bob Marley

Avril:
Amii Stewart Knock on wood, en plein disco, une pépite?
Telephone, Crache ton venin. Le début de la fin

Mai:
The Undertones Teenage Kids
ELO Discovery (very disco, faut l'avouer)
Kiss I was made for loving you: t'en veux du kitch?
Earth Wind and Fire Boogie Wonderland
Trust sort son premier album et affiche sa filiation avec AC/DC (reprise de Ride On)

Juin:
Joy Division Unknown pleasures
The Cure Three imaginary boys (et Boys don't cry !!)
The Cars Let's go, le 12 juin. On a complètement oublié The Cars Quelle erreur!! c'était en plein à la charnière rock/new wave. Candy-O, quelle pochette, Blondie n'a qu'à aller se .. Rhabiller… (souvenez vous Just What I needed en 1978..)
Pat Benatar ou la vache, ça me rappelle un truc très très très précis!! (Heartbreaker, I need a lover)
Robert Palmer - Bad Case of Loving You. Il sera ensuite plus "New Wave".

Juillet:
AC DC Highway to hell: le groupe devient populaire, lâche un peu le Blues rock pour aller vers un rock FM plus consensuel, mais ici avec maestria!
B52'S rock lobsters
Boomtown Rats I don't like mondays, moi j'aimais les Boomtown Rats.
(Sortie du Walkman de Sony)
12 juillet : à Chicago, la Disco Demolition Night manque de dégénérer en émeute.

Aout:
Pop Musik (M, mais pas celui que vous croyez)
The Knack My Sharona
Foreigners - Dirty White Boy, rock pur et dur qui parle d'Elvis Presley..
Neil Young Hey Hey My MY (Rock'n Roll can never die), comme quoi ça inquiète tout le monde!
Septembre:
Sugarhill Gang Rapper's Delight premier tube hip hop?
Led Zeppelin In Though th Out Door, les héros sont fatigués?
Gary Numan The Pleasure principal: La new wave sort de son cocon, façon electro-pop. Du Krafkwerk léger, en quelques sortes.
Sniff'n the tears - Drivers Seat
Buggles Video killed the Radio Stars

Octobre:
Rickenbacker en bandoulière: Tom Petty and the Hartbreakers sort Refugee: encore un oublié!
Fleetwood Mac Tusk
Blondie Eat to the beat (Atomic)
The Police second album Regatta de Blanc (Roxane, Walking on the Moon, message in a bottle)
Prince I wanna be your Lover
Status Quo Whatever you want, bon gros rock puissant, là encore oubliés aujourd'hui

Novembre:
The Wall Pink Floyd
Madness One Step Beyond
The Specials Gangster

Décembre:
The Clash London Calling, à tort considéré comme album Punk: c'est du rock mes amis. Du bon.
Jacques Higelin Champagne pour tout le monde et Caviar pour les autres... , enregistré en partie à Herouville (95).

Voilà, la promenade est finie, j'espère n'avoir rien oublié!



dimanche 1 novembre 2015

Supertramp Even in the quietests moments

Supertramp!

En 1979, on découvre Breakfast in America.... alors, on va chercher Crisis, What Crisis, et Even in the quietest moment, 

chez le disquaire du coin!!


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Fool's Overture, composé par Roger Hodgson Supertramp ne dit plus grand-chose à grand monde aujourd’hui.

C’est dingue, parce qu’à la fin des années 70 (donc, le début des années 80, si vous me suivez, c’est-à-dire, pour nous petits français, 1979, date du fameux concert du pavillon de Paris, salle mythique, d’avant le Zenith, dans laquelle se sont produit tous les groupes de l’époque devant… 10 000 personnes…
Supertramp donc, dont l’album Breakfast in America fut LE révélateur, a en réalité proposé ses meilleurs albums avant celui-ci !
Ce qui suivra sera moins brillant, moins novateur, moins… Ce qui démarquait les albums de Supertramp, c’était le mix entre des titres au format « court », et, sur chaque album, un morceau long, mini « concept morceau », comme au bon vieux temps du psychédélisme… Child Of Vision, Cannonball… et bien sûr Fools Overture, sur Even in the quietest moments.
Supertramp a commencé avec une certaine complicité des deux « leaders », autour d’un rock progressif et ouvert à beaucoup de sonorités et d’instruments (saxo, trombone, orgue Wurlitzer, harmonica, mais aussi mélodica, une espèce d’hybride entre un clavier et une clarinette…), et a « fini » par une bizarre rivalité ou chacun des deux composait un titre en espérant faire mieux que l’autre...




pour aboutir à pas mal de vrai bons morceaux… cossignés. Breakfast In America sera suivi d’un album avant que l’un des deux leaders, Roger Hodgson, ne quitte le groupe. Il manquera ensuite une dimension aux albums de Supertramp, une face au miroir, sans qu’on puisse vraiment déterminer « ce qui manque », et il est difficile de déterminer qui est l’auteur de tel ou tel titre, si ce n’est en écoutant qui le chante (chacun chantant généralement ses propres compositions). Une belle entente transcendée par une homogénéité dans les albums, au point qu’on se demande pourquoi la séparation est devenue tellement conflictuelle qu’elle rend une reformation hypothétique…
Mais les deux anciens co-leaders savent-ils eux..