mercredi 28 août 2019

Country Joe and the Fish à Woodstock.. Gimme an F..

Country Joe and the Fish




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Vous connaissez tous… 
“Gimme an F…” et le public de Woodstock scande “ … F…”…. 

C’est devenu mythique. 

Le groupe de Country Joe Mc Donald, moins, mais bon. 

C’était l’un des groupes phares de la scène ouest américaine, pourtant… Les lettres suivantes (allez, je sors “ma” science…)épellent, en théorie, les lettres de Fish. Fish est le nom de scène du guitariste du groupe, sur une référence Maoïste! 

Mais à Woodstock, Country Joe Mc Donald, dont on dirait aujourd’hui qu’il veut faire “le buz”, va oser un truc qui marquera les esprits… 

J’ai vu le film à sa sortie, aux environs de 1974. 
Cette projection est l’un des faits marquants qui ont contribué à construire Mon Histoire Du Rock… 

Tu parles, j’avais 10 ou 12 ans!! 

Mes parents, pourtant pas très portés sur le Rock’n Roll, avaient, c’est certain, saisi l’importance des mouvements de la “contre culture”, les prémices de l’écologie, le pacifisme… 

Bref. J’étais, donc, au collège à ce moment là, et une prof de français, elle aussi portée par ce vent de “libertisme” (je veux dire que ça ne ressemblait ni à un esprit “libertaire” au sens anarchiste, ni de liberté en soit, ni “liberal” quoique c’en étaient peut être les prémices…), voulait croire qu’elle enseignait autrement en n’enseignant pas… 

Je suis un peu cruel, mais elle avait préféré nous faire disserter sur “choisissez un morceau de musique, faites le écouter en classe et expliquez..”. Un brin démagogue, la démarche était en effet plus séduisante pour des préados que d’apprendre à aimer les classiques….. 

En tout cas, je n’ai pas totalement oublié… Quelques choix de quelques camarades, Lionel, comme moi de “culture” classique, avait choisi un prélude de Bach, Nathalie avait apporté Radioactivity de Kraftwerk (oh! Merci!!), Philippe avait partagé Marylène de Martin Circus.. 

Il était mon voisin, et grâce à la chaine hifi surpuissante qu’il avait la chance de posséder, il m’en avait déjà fait les honneurs par cloison interposée! 

J’étais venu avec un 33 tour de Country Joe Mc Donald, ou plus exactement une compil “folk song from America” dénichée chez le disquaire de la place des échopes (ça s’appelait comme ça dis donc!). 

J’avais cherché sans succès la BOF Woodstock… Il avait fallu expliquer pourquoi ce choix, et je ne sais plus ce que j’avais expliqué. 

Je sais que ce qui m’avait alors marqué était ce parti-pris pacifiste affiché, cette invective partagée avec le public. Je l’ai dit déjà, la performance des Who, ce qui en était présenté dans le film, m’avait, musicalement et scéniquement, ébloui plus encore, et je m’en souviendrai…. 


 A y repenser aujourd’hui c’est marrant d’avoir choisi ce titre…. On se l’écoute?
(lien, ci-dessous, vers le coffret magnifique Woodstock")


jeudi 1 août 2019

Talk Talk, Mark Hollis



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J’avais prévu de faire un mot sur Talk Talk au début de l’année, mais la disparition de Mark Hollis m’a pris de court: je ne voulais pas, ça ne me plaisait pas, de poster cet article à ce moment là.

Talk Talk, c’est l’un des coups de cœur de nos années 80, de notre “auberge londonienne”.. 

Du temps où on avait décidé d’aller “voir là-bas si j’y suis”, j’ai déjà raconté. 

A cette époque, mon univers était plutôt nourri des Kinks, des Stones, des Beatles et, bien sûr, des Animals et de la voix, de l’aura, d’Eric Burdon.

Mais il y avait cette effervescence post punk, là-bas, cette New Wave, parfois cold, parfois synthétique, et, parfois, très étonnante sans aucun recours aux artifices de ces nouveaux instruments.

XTC, j’en ai déjà parlé. Les Jams, aussi. Eux, les Jams, étaient très marqués par leurs ainés, à la limite du tribute!

Talk Talk, donc, pas encore évoqué ici. Such a shame! Mon Histoire du Rock est tellement peu cloisonnée! De Kraftwerk à James Brown, d'Elton John à Mike Oldfield, etc.
Talk Talk, c’est bien sur Such a Shame, tellement emblématique de cette année 84. 
Le titre entre tellement en résonance avec la fin de ces années passées à Londres! Quel dommage! 
Such a shame, to believe in escape…

Il y avait, au milieu de la chanson, une espère de rupture, une apostrophe, “The dice decide my faith”, le second couplet n’est pas symetrique au premier, et “ça le fait” vachement, ajoute au vertigineux du titre…
Croire qu’on peut fuir, elle est bien bonne. Fuir.. Londres? Il ne s’agissait pas d’une fuite, sinon celle du temps... Mais ce titre disait tout autre chose, et le débat sur la signification des paroles emplit les pages des forums “faits pour ça”. 

La voix de Mark Hollis, à elle toute seule, résonne tellement de ce parfum londonien, entre gouaille et spleen (écouter Have you heard the news!)

Talk Talk inspirera les groupes des années 90, mais ne poursuivra pas une carrière pourtant prometteuse… 4 albums et puis s’en vont, Mark Hollis fera quelques pas en “solo”, puis disparaîtra de la scène et des “radars” du rock… It’s my life, qu’il disait.

Talk Talk avait, selon moi, trouvé une voie novatrice et intéressante entre synth pop et “pop-rock” traditionnel, une “alchimie” envoûtante qui malheureusement n’aura pas une grande “descendance”! A dire vrai, qui a écouté autre chose que It’s My life, Such a shame et… Peut être Talk Talk? Ou Dum Dum Girl, pas mal, aussi, hein? 
Le jazzy résonne (Happyness is easy) dans certains titres, les influences sont multiples, et on aurait tant aimé continuer à suivre ce groupe!

En quatre albums; Talk Talk impose sa marque, et marque son temps. Il est grand temps de redécouvrir ce groupe!!

(cliquez sur l'icône vers l'un des coffrets collectors !)