mardi 31 décembre 2013

Andy Summers, The Police.

The Police, 

mêlant Reggae, jazz et punk (à leur corps défendant), 

ils apprendront le Po Go à toute une génération !




Sur mes K7.... Aujourd'hui en forme de happy birthday à Andy Summers, né en 1942, guitariste de The Police (et pas le frère de Donna Summer, hein! (née à la même date!!!! mais en 48). 

Après avoir joué avec les plus grands (Clapton ("God!!!") Beck, Brian Jones, etc..) il fait partie de la seconde mouture des Animals, relancés par Eric Burdon, version US, qui ne durera pas. Puis il est de la tournée 'Tubular Bells', avec Mike Oldfield.

Il rencontre Sting (The Ace dans Quadrophenia...)et Copellan et prend à l'arrache la place de leur guitariste (un corse! H Padovani, dont Summers ne dira pas que du bien). Hop, c'est parti pour le Police qu'on découvrira tous, passé avec un opportunisme certain du punk au new wave... Bizarrement, dans ma mémoire, "Message in a Bottle" semble être avant Roxanne, ou quasi en même temps… Ce qui est, chronologiquement, faux. La mémoire, parfois...

Roxanne, donc. A chaque fois, on pense à Eddie Murphy dans 24h!

Moi, je me souviens surtout des Po-Go s délirants qu'on faisait dans les soirées... du nouvel an ....79?

Cette soirée de nouvel an qu'on avait fait avec ma soeur dans la cave du "bunker" où on habitait, avec descente de flics brisant bien l'ambiance! Mes copines n’étaient pas venues en nombre, les copines de ma sœur étaient… des copines de ma sœur, pour jolies que certaines aient pu être, on dansait donc force Po-Go et ska, avec mes potes qui eux, étaient venus en nombre, on verrait plus tard, et ailleurs, pour les filles.

Je me souviens aussi de soirées dans le cadre d’une semaine passée dans une espèce de colo-boite de révision que mes parents avaient trouvé pour tenter de me donner le gout à ce qu’on apprend en fin de collège. J’ai appris, j’ai appris. Mais pas dans les bouquins. Je me souviens que c’est là que j’ai entendu Police la première fois. ROOOOOOOOOOOOOOOxane....Faut croire que ça marque, la première fois.

La dernière fois, enfin, l’autre souvenir que j’ai qui soit attaché à un titre de Police est la fin d’un séjour en ce qui s’appelait l’URSS, retour en car vers l’aéroport de Moscou, on écoutait « Every Breath You Take », avec une jeune fille rencontrée là-bas et que je croise encore tous les matins dans la maison. C’était déjà plus variétoche, (le titre de Police) mais il y avait encore ce truc bien spécifique de Police, qui permettait à Sting un saut ponctuant chaque début de refrain : une cassure du rythme du morceau bien marquée.

Roxane... Ce titre est devenue quasi-immédiatement un classique. On l'écoute moins "de nos jours", je trouve. Et d'un coup, là, en le ré-écoutant, je trouve que c'est dommage!

Comme les Clash, Police avait en quelque sorte fait une synthèse entre plusieurs styles, mêlant plutôt bien l'énergie Punk au ryhtme Ska/Reggae, avec également une attirance pour le Jazz et la New Wave.

A partir du 3ème album, Police, c'est devenu calme et chiant, Sting est devenu un baba cool mondialiste et on s'endort pendant les chansons, ça craint.

Si vous avez deux secondes, regardez la set list du LP Outlandos d'amour: franchement, pour un premier disque, tout est bon... J'aurais dû illustrer ce post avec So Lonely... Non, avec Can't stand loosing you!!!! non.... avec.......

"I can't see the point in another day, when nobody listens to a word I say..."

Bon réveillon!

samedi 21 décembre 2013

The Clash, une raison de plus d'aller vivre à Londres dans les années 80

The Clash

 


A l'époque on disait que le Punk tuerait le Rock...

La vague Punk, qui naît au milieu des années 70, est souvent considéré à tort comme étant née en Grande Bretagne, vers 1976. C'est sans doute plutôt un retour, initié par des groupes américains un peu plus tôt, vers un rock simple, brut, qui s’oppose aux virtuosités du Heavy Metal et aux lancinances du Prog-rock.

The Clash est souvent cité comme l’un des, comme LE, groupe punk par excellence. Le groupe naît donc en 1976, et adoptera une démarche effectivement assez radicale et politisée, assez en phase avec le discours punk, mais avec plus de sincérité et moins de (voire pas du tout) d’ambitions marketing que quelques autres…

Leurs chansons prennent des distances certaines avec le fameux No Future, le Destroy, ces cris « emblématiques » de la scène rock de la fin des 70s. Il y a souvent (toujours???) un message, adressé à leurs fans, une contestation du système, des médias, mais les incitant à avoir une conscience politique, une réflexion sur la société ("Guns Of Brixton", "Bank Robber"….). Mais ce n'est jamais "chiant", jamais docte, jamais endoctrinant, et la musique est toujours soignée, jamais reléguée au second plan, jamais "recopiée".

Ils iront, par exemple, jusqu’à graver un double 33 tours, vendu au prix d’un simple (mais oui, le fameux London Calling), et sont connus à l’époque pour maintenir une vraie proximité avec leurs fans, un peu comme les Who dans les années 60.

Mais c’est musicalement que The Clash se démarque de la scène punk, pour notre grand plaisir. Là où les Dead Kennedys, les Sex Pistols, les Ramones, collent à la culture punk par un nihilisme mélodique et musical revendiqué, The Clash se nourrit aux sources des multiples courants du Rock, piochant dans le Rockabilly, le Reggae, le Ska, parfois même, on sent une influence jazzy, une bribe hispanisante, et, sur « Magnificent Seven », on tend presque à de la dance music, on n’est pas très loin de Queen, et somme toute loin du Garage (rock) ou certains critiques voulaient les enfermer dans un jeu de mot bidon.

Il en résulte un son qui, presque 40 ans plus tard (oh la vache !!) est toujours terriblement audible, ce qui, pardon pour ceux qui aiment, n’est pas le cas de beaucoup de groupes de cette mouvance, et on en retient une vraie inventivité, un son qui a su efficacement faire la synthèse des courants dont ils se sont inspirés.

J’ai découvert The Clash en 1978, avec l’achat du 33 tour « Give ‘em Enough Rope ». On sent (sur « Safe European Home » l’influence maitrisée de la rythmique « Jungle Beat » chère à Bo Diddley, la maitrise du solo de Chuck Berry (« English Civil War »), un clin d’oeil façon Rockabilly aux Beatles de Lucy in the Sky … (« Julie’s been Working in the Drug Squad »).

Comme The Kinks dix ans plus tôt, The Clash fera de sa musique un support pour une peinture quasi journalistique (engagée) de la société dans laquelle ils vivent. Non pas uniquement pour la détruire, mais pour une prise de conscience, « pour que ça change »).

Influences digérées donc transcendées même, car on sent à chaque morceau, une capacité brillante, après avoir maitrisé le modèle, à se l’approprier et à créer un nouveau style propre aux Clash, et novateur.

Ainsi de quelques morceaux « dans l’air du temps » (Guns On The Roof », « Drug Stabbing Time », « Cheapskates »), et quelques pépites (« Stay Free », qui rappelle, donc, The Kinks, The Jams, bref, qui sent bon l’Angleterre !!). Je n’aurai plus qu’une idée en tête, après ça : « Let’s go to London ! »

Cet album, qui n’est pas aujourd’hui le plus souvent entendu, reste un ensemble homogène et de grande qualité, c’est bien dommage, ça nous changerait de «Magnifiscent Seven » ou « should I stay… », certes très bons, mais sans doute « trop enten
dus ».

samedi 14 décembre 2013

Kraftwerk

Kraftwerk

Au commencement (de la synth pop)



OMD, Depeche Mode, suivront et s'inspireront (bien) des "anciens"!!

Un nom pas très fluide, pas très chantant, pas très Rock’n Roll, à dire vrai… 

Un truc découvert en 1975 ou 1976. En cinquième ou en quatrième un prof avait demandé à chaque élève d’apporter un disque d’un truc qui nous plaisait. Il devait derrière tout ça y avoir prétexte à dissertation...

J’avais, mais c’est une autre histoire, apporté la BOF de Woodstock, CountryJoe & the Fish, « I Feel like I m Fixing To Die », qui à Woodstock commençait par « Give me an F… Give me a U… Give me a C… Give me a K… now what do you get… ?? ». Une nenette avait apporté Radioactivity, et ça a été, sans doute, un des premiers disques que j’ai acheté, bien avant les plus traditionnels Animals, Beatles, Chuck Berry, Rolling Stones, (remarquez l’ordre consensuello-alphabetique).

Mélange d’une absolue modernité (en 75, la musique synthétique, le recours exclusif à des machines électroniques pour produire des sons, balbutient) et (thèmes, graphisme des pochettes, tenue des membres du groupes) d’une nostalgique, référence aux années 30 (on est parfois à la limite du dérapage quand l’un des membres déclare « nous voulons que le monde entier sache que nous sommes originaires d’Allemagne parce que la mentalité allemande –qui est plus évoluée – fera toujours partie de notre comportement. » (Interview de 1975, retrouvée sur Wikipedia).)

Musiciens accomplis, ces types qui n’auront de cesse que de rester le plus loin possible du star système en cultivant l’anonymat, derrière leur musique, loin du star system, non sans faire preuve d’une mégalomanie galopante. Lors de leurs premières prestations live, ils adoptent une inexpressivité et un costume anonyme, et l’attitude de techniciens programmant des machines et disparaissant derrière elles, pour (à partir du bien nommé Man Machine) se faire remplacer par des robots à leur effigie.

Parallèlement ils vont parcourir un cheminement logique et progressif vers la « computerisation » de leur musique : Usant d’instruments « traditionnels » ou électriques au début, le recours aux instruments électroniques est d’abord partiel, puis se systématise à partir de 1974 avec leur premier vrai succès, Autobahn, pour progressivement migrer à nouveau de l’univers « électronique » à l’informatisation du modèle.

Le 33 tours Radio-activity, par lequel j’ai donc fait connaissance avec ce groupe, marque le début d’une tendance à revenir sur un format plus commercial : le point d’orgue sera The Man Machine. Les mélodies et les rythmes, mais aussi le format des morceaux eux-mêmes, se pliera davantage encore aux nécessités des diffusions radio (durée, paroles chantées selon un schéma couplet/refrain…). Tout en restant fidèle au concept album (tous les titres sont articulés autour d’un thème central), le groupe s’éloigne alors du format en vogue dans les années 70 avec des titres très long (22 minutes, une face de 33 tour…), ou à l’inverse des trucs super courts (autour d’une minute) et souvent peu mélodieux.

Le titre Radio-Activity arrive justement sur un enchainé avec le « mini-morceau » précédent « Geiger-Counter ». Le morceau est à la foi un hommage à la modernité et à « Madame Curie », et un inquiétant message (It’s in the air, for you and me), qui coïncidait avec la grande vague de contestation et les premiers élans écologistes autour de la construction des centrales nucléaires.

Kraftwerk sera une source d'inspiration pour pas mal de groupes des années 80, parmi lesquels Orchestral Manoeuvre in the Dark, dont on reparlera, mais aussi Depeche Mode, et bien d'autres...

dimanche 8 décembre 2013

Deep Purple, Lazy... encore un mythe qui tombe, Deep Purple n'est pas un groupe de Hard Rock...

Deep Purple  Lazy


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Ecoutez  !!!! 

Découvrez Deep Purple

7 minutes et 23 secondes !!!! Intro à l’orgue Hammond saturé par un overdrive !!! Intro ? 4 minutes 25, c’est plus une intro !!

Lazy, c’est le titre, c’est aussi l’état d’esprit du chanteur (Ian Gilan, of course), écoutez plutôt :


Début des paroles à 4’25, solo d’harmonica à 4’56 pendant 30 secondes, puis reprise du chant pendant 30 secondes, ça nous fait une partie chantée d’une minute 30 sur un titre de 7 minutes 23 : Lazy.

J’avais piqué le 33 tour (Machine Head), non pas chez le disquaire comme dans la chanson mais à ma sœur, d’abord pour Smoke on the Water, bien sûr.

Space Trucking (F…, quel cri !!!) et Lazy auront, davantage encore, mes faveurs. Au temps du microsillon je jure que les pistes 6 et 7 de la face 2 deviendront inaudibles, sillon usé, ravagé, par le diamant de la platine..

j’aurai soin, avant, de le copier sur une sacro sainte K7, laquelle k7 survivra longtemps, alors qu’on connaissait à l’époque la néfaste propension de la bande magnétique à sortir se promener dans le radio k7…

Je me souviens d’un retour de Normandie, des années plus tard, bloqué dans un embouteillage, au milieu de la nuit, vers Pont L’évêque ou Lisieux, sur cette damnée A13, dans ma bonne vielle CX, celle-là même ira mourir en laissant une empreinte toujours visible dans un feu tricolore du boulevard Suchet à Paris…

Dans ces bouchons donc, je me revois, bloqué, attendant « mon tour », la vielle CX chauffant, fumant, et brulant ses 15l/100 : je m’en foutais, j’écoutais, à tue-tête, Lazy, sur la sono haut de gamme de ce salon roulant à la gloire aussi passée que sa peinture :

La CX Pallas, vaisseau amiral de la maison Citroën, carrosse officiel des années Giscard, pourrait-il devenir un objet Rock’n Roll, comme la Ford 1933 de ZZ top ou la DS de Bijou ??? Who cares ?? La mienne n’en aura pas le temps !

Je le passais en boucle, ce titre, et c’était la galère : il fallait rembobiner « juste assez », et il n’y avait pas de point de repère… Souvent depuis, quand je rentre de nuit, ou tôt le matin, de cette Normandie qui accueille les Week end de tant de parisiens, de tant de parisiennes, j’ai Lazy dans la tête… Je me souviens qu’autour de moi, dans les autres voitures, le prog rock ne faisait pas l’unanimité :

C’est pourtant un morceau de synthèse : Du prog-rock, il reprend les envolées jazzy et le délire expérimental (voir « Made In Japan », prévoyez plus de 10 minutes et pardonnez les fausses notes…) Au Blues Rock, l’overdrive et la saturation. Au garage rock, le fameux cri primal, et au rock US, l’haminica, et au Rock’n roll sa « chute »….



mardi 3 décembre 2013

The Beatles, 3 décembre 1965.. Rubber Soul

Rubber Soul

un must!

COURREZ CHEZ LE DISQUAIRE ! 



AUJOURD'HUI SORT LE SIXIEME ALBUM DES BEATLES !!!!

(enfin, en Angleterre, en France il faudra attendre septembre…)

Oh... Pardon de vous décevoir, c’était il y a 48 ans…

Album charnière pour les Beatles, qui sortent de l’image « jeunes garçons dans le vent », pour entrer dans la plus controversée « yéyés dans la fumée » : C’est effectivement à peu près à cette époque-là qu’ils découvrent la « marie-jeanne » et, surtout, le LSD, qui ternira leur image auprès des foules amoureuses....

Les compositions s’en ressentent, mais c’est aussi l’ajout d’instruments exotiques (le Sitar, par exemple), qui donne à l’ensemble un côté moins rock’n roll, parfois un peu guimauve, mais aussi plus travaillé.

Les Beatles sortent de la trame « classique » des titre précédents, aussi bien sur la forme que sur le fond: On n’est plus dans le dialogue entre le chanteur et ses fans ‘love me do’, ‘she loves you ‘, etc, l’univers devient plus descriptif, contemplatif.



C’est d’ailleurs étonnant, parce que nos ex-gendres parfaits ont bossé vite, réalisant l’album en 4 semaines : c’est rapide pour un changement de cap !!!

Après Rubber Soul, plus rien ne sera jamais comme avant pour les Fab Four, ni pour le monde du Rock !! Depuis deux ans ½, les Beatles enchainent les succès et « obeïssent » à l’appétit de leurs fans: Cette fois, ils prennent le risque de les surprendre, et leur album n'est plus un empilage de titres mais offre une homogénéité, un tout, un concept: c'est le mot qui sera retenu, ensuite.

Le temps presse, dans quatre ans, ce sera fini, et le plus dur reste à faire : montrer à ces fans que leur talent est plus large, qu’il y a des voies nouvelles à explorer… et qu’ils peuvent les suivre sans crainte.

Encore cinq, six albums (le dernier, dans la douleur…), pour offrir:

- l’excellence des albums-concept (qui « achèvera » mentalement Brian Wilson (The Beach Boys, qui sortiront « Pet Sound » en réponse à Rubber Soul, puis verront arriver « Sergent Peper.. » comme une réponse cinglante et un démenti à leur possibilité de rivaliser), concurrent de toujours (enfin, selon lui, et McCartney, parce que moi je n’ai jamais comparé les 2…),

- les prémices du hard rock,

- le rock contestataire,

- le rock synthétique (enfin, les synthé dans le rock, les melotrons...).

- La post production

- le contre emploi d'instruments (exotiques, on l'a vu, et même les Stones suivront...)


Puis viendra le temps de la séparation, et là aussi, les Beatles innoveront, dans la façon de se séparer, filmant les sessions douloureuses ou chacun semble faire la gueule aux autres (le roof top concert est édifiant…)

Mais c'est une autre histoire.... Ecoutons, pour l'instant, Rubber Soul!!!

dimanche 1 décembre 2013

Madness, les MP3....... La nostalgie des 33 tours et de nos 20 ans…

MADNESS 7


Après un billet modérément et diversement apprécié (il fallait s'en douter...), retour progressif à des préoccupations probablement plus Rock'n Roll.... J'avais espéré vous convaincre au sujet d'Elton John... tant pis.

Vendredi, j'écoutais sous la pluie un cd de Madness dans la voiture. Quoi de mieux pour un feed back dans les méandres de mes souvenirs qu'un air de Madness lors d’une soirée pluvieuse? Evening rain, Londres n'est pas loin diront les mauvaises langues!






Madness est sans doute pour quelque chose dans ma londonmania estudiantine!

That's the way it is, mate!

Au fil des kilomètres embouteillés des banlieues parisiennes, j'ai eu en tête un titre, qui n'est pas sur le bloody cd que j'écoutais: mystery!!

.. Et damned, aussi, je l'ai eu, ce cd mais qu'en ai-je donc fait?.... ... ou était-ce un vinyle???
Tu sais, ces grandes galettes (33 cm) plates, gravées d'un SILLON, fragiles (puisqu'un usage un peu intensif, même sur une "chaine hifi", finissait toujours par endommager irrémédiablement ledit disque (j’aime bien cette allitération « ledit disque », en parant du Royaume Uni! Le premier "microsillon" (nos britons, talentueux abréviants, les appelaient LPs mais je l'ignorais encore) des 7 Madness boys en seraient bientôt les témoins, et en particulier Bed 'n breakfast man, tarzan's nuts ... Titres qui, sur MON disque, devinrent en quelques jours de PoGos exaltés, parfois au club musique du lycée (Marie Curie, si tu nous regardes…),quasiment inaudibles!

A cette époque-là, point de mp3, d'ipod ni même de cd, diskman... nous rêvions devant les Walkman... à K7! Londres et Totteham CR sera bientôt une caverne d’Ali Baba de la hifi à moindre coût…

Mais oui, ce Madness... c'était une cassette !!! Du temps ou, devenu britannique d'adoption pour 2 ans, je privilégiais les K7 pour mes allers retours trans-Chanel !

La cassette présentait l'avantage sur le LP de sa compacité, de sa robustesse dans le transport de ta chambre au lycée, du lycée en soirée... mais la bande magnétique avait la fâcheuse habitude de partir se balader dans le mécanisme du cassetophone, walkman ou autre, au grand désespoir de tes oreilles qui ne l'entendraient plus jamais.

J'ai donc fouillé dans la cave parmi mes mémoires musicales à la recherche de 7, sur lequel... "Shut Up"...

…Le cd, nous avons eu du mal à l'accepter. Pressentions nous qu’il marquait symboliquement notre entrée dans l’Age adulte et la fin de notre estudiantisme? Nous refusions son prétexte de qualité sonore (et pourtant...) car après tout, vu ce qu'on écoute, et là où on l'écoute... Sentions nous qu'il serait chassé par... des puces mémoires, et qu'il faudrait un jour les jeter après avoir jeté les LPs? Avions-nous présagé de la domination naissante que le CD intronisait, du business de la distribution et de l'édition sur la rétribution d'une création? Savions-nous qu’ils seraient récupérés par nos enfants qui les collectionneraient ???

Un jour, on a balancé la sacro-sainte platine disque au PROFIT d'un lecteur CD acheté à prix d'or, et on a rangé les LPs dans un coin, ne pouvant se résoudre à les jeter, icones de nos nuits de java, des copines draguées, des soirées réussies, de ces années passées et de Londres oubliée.

« Aujourd'hui, c’est plus pareil, ça change ça change », complainte-du-progrèssait Boris Vian. Le disque est dématérialisé! Oui, ce que tu achètes, c'est un DROIT d'écouter! Où est tu mon LP, car même si tu t'usait, tu étais toujours là A MOI, avec ta grande et (souvent) belle pochette, témoignage de ce que j'aimais écouter... On te gardait religieusement, acheté pour un titre et écouté pour tous, avec de belles découvertes et parfois de sinistres déconvenues, de ces albums ou seul un titre valait la peine…


…. On avait là un objet, un ensemble artistique (Tommy et Quadrophenia des Who, aux pochettes mémorables, certains disques des Stones, Sgt Peper bien sûr… que longue serait la liste !!) On conservait tout ça religieusement !!

Enfin, c'est vite dit, car pourtant, malgré tout, et j'ai beau rechercher, don't blame me, ce disque, ce lp, cette cassette, je ne l'ai plus!

C'est sûr, un jour, ces galettes, j'ai fini par les jeter. Remplacés les meilleurs par leurs frères cds, qui eux mêmes, un jour... mais je l'ai déjà dit.

Je n'écouterai pas, ce soir, ce Shut up! ……………… à moins que sur Youtube? 

…Le clip???? vive le progrès!!!!