mardi 29 août 2017

Baby come back, The Equals 1968

Baby Come Back, The Equals, 1965


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Ceci étant dit,  

 Encore un titre sorti de la mémoire enbrumée de mon Histoire du Rock. 
Encore une fois Mon Histoire du Rock relate le souvenir d’un One Hit Wonder. Ce n’est pas en réalité un souvenir qui date pour moi de 1965, tu parles.

Baby come back résonne comme un truc entraînant, sorti de nulle part, un peu à la manière de Louie Louie. Ça semble facile, pas très recherché… mais on l’a dans la tête.

La fin, surtout, semble vachement recherchée. Un peu comme Ain't no sunshine au milieu.

Remplissage, remplissage chéri.

Gérard DARMOND raconte cette vanne, qui me vient en tête quand j’écoute The Equals: 

Jean-Sebastien Bach entre dans un bar, le abrman lui demande “qu’est-ce qu’il prend”. Bach regarde sa montre, dit “il est déjà 5h, je vais prendre pff, je sais pas, moi, allez, un baby (dose courte de whisky pour les non initiés)”. Entre Mozart, le barman l’interroge. Il regarde autour de lui, regarde sa montre, voit le verre de Bach et dit: “je vais prendre un baby, come Bach”.


Et ça me fait rire. Et comme elle me fait marrer, je vous offre la video du gars en train de la raconter, avec une autre vanne en prime. Merci M Ardisson

Ce qui n’empêche pas de constater que les Equals ont pour chanteur Eddy Grant. Les fans des 80’s connaissent ce nom, puisqu’Eddy Grant, après avoir (assez vite) quitté le groupe, puis fera un “come back” hahaha dans les années 80 donc, avec de nouveaux succès d’audience que vous avez sans doute en tête (Give me hope Johanna”, qui pour tout dire est un peu une ressucée de Baby come Back, non?), mais aussi "Electric Avenue" et "I don’t wanna dance".

mais si, tu te souviens.

Pour être complet, même si je laisse habituellement ce genre de travail encyclopédique à d’autres, The Equals auront la fierté d’être repris par les Clash, pour un titre qui ne me fait pas relever la nuit, “Police on my back”.

Que dire d’autre? Je reconnais ne pas souhaiter m’étendre sur le sujet, prétexte sans doute à rappeler ce one hit wonder et à m’amuser à nouveau de cette blague un peu idiote mais ça me fait rire, sans doute aussi par la verve de celui qui la raconte.

Malheureusement pour la version anglaise du blog, ce sujet va passer beaucoup moins bien, rapport à la blague ci-dessus!




jeudi 3 août 2017

Eddie Cochran

Eddie Cochran


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(admirez la mise en scène!!!) 

 Il y a dans le rock’n roll quelques gloires oubliées, Eddie Cochran est de celles-là. 

Je me souviens d’avoir cherché, qui était ce Cochran qui avait écrit ce Summertime Blues que les Who sublimaient « At Leeds »… et à Woodstock. 

C'était il y a bien longtemps, ce type de recherche tenait du parcours du combattant, tu penses bien qu'il n'y avait pas internet, et que c'est pas dans les bibliothèque qu'on trouvait à lire sur les géants du Rock! 

Un copain m'avait prêté un 33 tour, RFM (c'était à l'époque une radio 'Oldies but Goldies' du meilleur crû) avait fait le reste. 
On parle là tout de même d’un des pionniers du rock’n roll, contemporain d’Elvis Presley, de Gene Vincent, Buddy Holly, Carl Perkins, johnny Cash, Roy Orbison..... Little Richard, Chuck Berry sont eux, un rien plus âgés.. Et je crains que beaucoup l’aient oublié : Mon Histoire du Rock va donc évoquer Eddie Cochran. Car, vous l’avez oublié, comme vous avez oublié Buddy Holly, Gene Vincent, Carl Perkins et quelques autres. Mon Histoire du Rock est là, aussi pour rappeler ces gloires passées, sans lesquelles le rock’n roll…. Au regard des “sophistications” du rock actuel, de la surproduction qui entoure chaque nouveau groupe, chaque nouvel album, le dépouillement des titres d’Eddie Cochran doit probablement vous paraître, au mieux étonnant, rafraîchissant et bienvenu, au pire, simpliste et chiant. Ce, si vous avez pris la peine d’accompagner cette lecture de l’écoute d’une playlist, ou d’un album. 

Mon Histoire du Rock a déjà salué Gene Vincent, bad boy qui inspira à la fois les Beatles mais aussi nos rockeurs nationaux. Nous allons donc évoquer aujourd’hui Eddie Cochran, peut être moins “bad boy” dans l’attitude, mais probablement beaucoup plus porteur de la “rage de vivre vite” dans ces morceaux. Destin tragique, de ceux qui jalonne l’histoire du rock. Eddie Cochran trouvera la mort près de Bath, en Grande Bretagne, dans un accident de voiture qui épargnera Gene Vincent. 

Il avait 21 ans. “Je suis jeune il est vrai, mais aux ames bien nées…”.. Eddie Cochran laisse une discographie certes limitée en nombre, mais marquante à plus d’un titre, de Summertime Blues à C’mon Everybody en passant évidemment par twenty Flight Rock, mais aussi Jeannie Jeannie Jeannie et un nombre important de reprises, adaptations (son Blue Suede Shoes vaut le détour). On sait moins que, bien avant les jeunes Anglais passés maitre dans cet art, Eddie Cochran expérimente très tot l’overdubbing, enregistrant d’ailleurs également les différents instruments dont il joue lui-même (Guitare of course (Martin, puis Gretch) mais aussi basse, piano, batterie… Tout ça n’était pas très courant à l’époque! Oulà… je suis en train de tomber dans le décortigage technique, c’est pas le genre de la maison! Non, restons nous même, et pour les détails je vous recommande par exemple http://www.eddiecochran.info/ . Mais une fois encore, le mieux est encore de se replonger à toutes oreilles à l’écoute de ce grand Homme, à la recherche du temps perdu et des émotions qu’on a eu à la première écoute, en… pff, il y a longtemps… Alors, Summertime Blues? C’mon Everybody? Oubliez les reprises (en particulier du premier, même celle des Who, à Leeds ou à Woodstock), même celle de Joan Jett… revenez à l’essentiel, revenez à la source du Rock, revenez à Eddie Cochran.

   mais pour ceux qui ont aussi oublié que les Who en avaient un peu là ou il faut...