vendredi 26 février 2016

School Days, les années 80, et Lycée de Versailles: Le Sac US

Un vent de nostalgie soufflerait sur 

Mon Histoire du Rock?

Digression sans musique autour du sac US

Mon Histoire du Rock avait un sac US!!!
Le sac US ! Tu en veux un? Clique sur l'image!


 Dans un sens, la nostalgie est une valeur fondatrice de Mon Histoire du Rock, alors, allons-y gaiement. 

Ne partez pas!!! Ce billet n'a pas pour sujet Chuck BerryAC/DC ou Led Zep, maintes fois évoqués ici: j'ai les tempes grises mais suis loin d'être gâteux.

Ce billet m'est inspiré par un amical message de soutien à ce blog  de l'Ami Marc. Son touchant témoignage soulignait également à quel point il n'était pas "certain d'avoir pris de l'âge depuis nos années lycée". Tu as raison, Marc, le Rock nous garde jeunes d'esprit. Long life et keep rockin' old mate! 

L'idée donc est plutôt (qui n'est pas une idée, mais un chien) de faire hommage à ces temps anciens où on (c’est-à-dire certains de mes chers lecteurs, et moi-même) avait 18/20 ans, au travers de la culture qui était devenue la nôtre, et que nous revendiquions.

Riche à souhait, quoiqu'un peu clanique et sectaire, cette culture était composée de sous-groupes (Punk, Mods, baba-cools, glam, new wave, rockers…). Certains adoptaient résolument les codes d'un de ces sous groupes, et ne les quitteraient jamais.

D'autres, quoi qu’écoutant sans doute, au fil des modes, parfois les mêmes musiques que nous, restaient cependant en dehors, sans rejet véritable de cette culture, probablement plus par manque d'intérêt ou d'identification.

D'autres enfin, évitant soigneusement l'enfermement dans un sous-groupe, grappillaient et j'en faisait partie, avec gourmandise, les pépites offertes par chaque "ethnie" vielle ou récente.

Certains portaient le cheveux long dans le cou et vestes en jean/santiag ne juraient que par Lou Reed, d'autres, tee shirt blanc parfois déchiré et jeans au-dessus des chevilles, Doc Martens au pied, le cheveux ras mais rarement teint en ver, faut pas pousser… 

J'apprendrai d'un prof de sociologie à Londres, que le Skin Head portait des lacets de couleur différente suivant qu'il était pacifiste ou "prêchait" la violence… Là-bas, les uns foutaient facilement sur la gueule des autres, mais semblaient aussi cohabiter relativement: On croisait des punkettes pures et dures (percings, iroquois violets) caissières au supermarché).

Mais un accessoire faisait presque l'unanimité de notre costume de lycéen: le sac dit "US".

Voulais-tu être has been avant d'avoir été? Tu négligeait cet accessoire.

Contrairement aux Nikes, Vans de maintenant, contrairement aux godasses Stan Smith d'Adidas pré- B.Tapie, et aux chaussettes Burlington lamentablement versaillaises d'alors, le "Sac US" était un "must" pas cher. Plus il avait l'air usagé, d'avoir déjà vécu, mieux il se portait…
J'allais aussi aux puces  acheter les vestes two tones et les godasses 50's à bout pointu (les santiags me faisaient mal aux pieds!). On fuiyait le loden bleu marine et les mocassins à glandouilles, tu penses bien!

La bandoulière du sac était détachable, avec des mousquetons. On pouvait "porter" le sac US, qui transportait les hypothèses et promesse de savoirs qui nous seraient c'est sûr, utiles "plus tard", de deux façons différentes au moins: au dos tel un cartables, un peu ringard, ou sur le côté, sur une épaule, façon sac à main si j'ose dire. La bandoulière permettait aussi une préhension idéale pour le lancer de sac au bout du couloir, là où on projetait de s’asseoir en attendant les cours.

Bon, par la grâce de ce sac, on aura presque voyagé dans mes souvenirs rock'n roll sans évoquer la musique, dis-donc!

Mais son corollaire était le marqueur indélébile du Baron Bic, grâce auquel on affublait ce pauvre sac de slogans à la pertinence accablante:

"Piss Off", souvent, "Get off my cloud", parfois, "Don't put your feet in my shoes", "Peace and Love" évidement….

Les plus malins englobaient le logo "US" dans leur slogan: "plUS je te vois plus j'aime mon chien", par exemple, ou TRUST, pour marquer son gout pour ce groupe de hard rock français alors en plein essor. Je crois que le miens disait "US and Them", bien que Pink Floyd n'ait pas été ma came de prédilection...

Car forcément, revoici la musique, le sac arborait tes gouts musicaux et le nom des groupes que tu "lilkes" aujourd'hui sur Facebook…. Certains épinglaient aussi sur le sac des "pin's", comme ils en portaient au revers de leurs vestes, blousons, chemises. Les pin's étaient, eux aussi, aux couleurs d'un groupe, d'un style, d'un slogan. Chez certains, le sac et le blouson disparaissait sous les pins; d'autres n'en portaient qu'un seul, d'autres enfin pas du tout.

Je me souviens avoir pas mal barbouillé mon sac US. Je ne sais plus vraiment ce que j'avais écrit, je me souviens qu'avec malice je faisais voisiner Madness avec AC/DC, The Who avec Kraftwerk, ZZ Top avec The Specials.

Ça ne se faisait pas, ce mélange des genres. 

Je continue aujourd'hui, dans Mon Histoire du Rock, ou tu es le, la, bienvenu(e).

dimanche 14 février 2016

Saint Valentin rock'n roll 14 février 2016 sur Mon Histoire du Rock

Saint Valentin:

Mon Histoire du Rock va se la jouer love song aujourd'hui…






Avant même le flower power, autrement dit le mouvement beatnik et son "peace and love", les relations amoureuses sont un thème récurrent du rock. 

Récurrent mais pas toujours, guimauve on le verra.

Si les les débuts du Rock'n Roll, incarnés (si on peut dire) par le titre Rocket 88, sacralisent plutôt l'automobile avec un gros moteur, on osera ici le raccourcis facile qui tend à dire que la grosse bagnole n'a pour objectif que d'impressionner l'être aimé… Très vite Maybelene, Sweet Little Sixteen (Chuck Berry) Lucille, Bama Loo (Little Richard) et bien d'autres hymnes Rock'n Roll viendront chanter l'amuuuur.

On pourra très vite distinguer la balade, le slow langoureux et guimauve d'un côté: Façon Girls groups, mais aussi le grand Chuck lui-même, et pléthore d'interprètes, jusqu'aux Rolling Stones eux-mêmes (Angie, n'est-ce pas, mais aussi Ruby Tuesday, Lady Jane….). 

Les bad boys (laisseriez-vous votre fille sortir avec un Rolling Stones?) sont ils vraiment si "bad"? C'est un autre sujet. 

Les Beatles des débuts, qui se spécialiseront dans la balade style I love you, comptent une bonne dizaine de chasons dont le titre ontient le mot "love", et la moitié de leur 200 titres sont des love song!!!

Roy Orbison, Elvis Presley, seront dans les années 50 les spécialistes du genre, repris plus tard par d'autres, comme Chris Isaac (Blue Hotel, Wicked game…). 
Le genre "crooner" aura cela dit plutôt tendance à disparaître après les années 70, comme si le summer of love avait épuisé le sujet, derrière Jefferson Airplane et "Somebody to love" et Janis Joplin "I need a man to love", et bien sûr "I'm not in love" de 10cc, quand la prétérition se fait rcok'n roll…

Les années 80 largueront leur tonnage de ballades sirupeuses, y compris auprès des groupes réputés plus énervés: Foreigners, " I want to kow what love is ", Scorpions "Still Loving you", U2 avec wth or without you" puis plus tard Metalica avec " Nothing Else maters"..

De l'autre côté, plus près du cri primal, la déclaration d'amour rageuse, tonitruante et souvent un brin désespérée, mais parfois aussi assez cynique. 
J'ai cité plus haut Little Richard, spécialiste de la déclaration d'amour musclée et puissante, les Troggs plus tard feront pas mal dans le style, et il faut compter avec les Kinks qui posent avec You really Got Me un jalon du Hard rock d'amour… AC/DC, toujours eux, ont aussi du mal à parler d'amour sans crier (Love a first feel), Kiss commettra un "I was made for loving you" un brin décalé, qui sera un vrai succès. Les Who donneront eux aussi dans le genre love song énervée avec "Love reign o'er me".
Police donnera aussi dans le genre, avec par exemple "So lonely". Plus énervé encore, Stiff Little Finger, que tout le monde a hélas oublié, " Barbed wire love", les Ramones 'I wanna be your boyfriend", ou Joy Division, "Love will tear us appart". 


J'ai évidement oublié plein de trucs, mais je crois qu'on a fait le tour de façon assez honorable.