dimanche 10 mars 2019

Iggy Pop, the Stooges



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Je lisais l’autobiographie de Philippe Manoeuvre dans laquelle notre rock critique national explique que sa génération a “raté” Jim Morrison, mais avait eu le privilège de pouvoir “suivre” Iggy Pop. 

Je reçois ce théorème comme celui qu’exprimerait un grand frère du rock, puisque ma génération a “raté” les Stooges, et donc Iggy Pop, comme lui a raté Morrison. 

Ma génération aura Ian Dury, ce qui n’est pas mal non plus! Et peut-être (sans doute) Dr Feelgood, aussi.

Il reste qu’Iggy Pop est effectivement l’un des Maitres du rock’n roll, précurseur du Punk, rescapé de tous les excès, sauvé, dit-il, par Bowie, et auquel on pardonnera quelques “loupés” comme son disque de reprises de titres de variété française… 

J’avoue qu’on n’écoutait pas trop Iggy Pop, au temps ou s’est construite mon histoire du rock. 
J’avais fait connaissance, en ces temps sans internet, avec le Maestro, à l’écoute du Trans Europ Express de Kraftwerk, dis-donc!

En gros, ça disait: “From station to station Back to Dusseldorf City Meet Iggy Pop and David Bowie Trans-Europe Express” 

En 1977 y avait pas foule de moyens de se documenter sur cette passion naissante pour le rock’n roll. Déjà, trouver un 33 tours un peu exotique c’était pas facile, alors, découvrir, apprendre, explorer…. 

Tu aurais pu, dirait le même Philippe Manoeuvre (mais bon faudrait-il encore qu'il vienne me parler...) lire Rock'n Folk.... ouais, c'est vrai, mais même en lisant Rock'n Folk, que je préférais (fayot) à Best, se documenter à partir de là, bof. 
Aujourd'hui, un ptit coup de Youtube, un clin d'oeil à Google et hop! Je (crois que) je sais tout.

Ici, on préfère écouter, ressentir....

J’avais déniché le “Trans Europ Express” en question je ne sais où, pont incroyable entre la musique electro balbutiante et le rock dur, primal, prélude au Punk et au Garage, d’Iggy Pop. 
Bien sûr, Kraftwerk faisait allusion à la période dite “berlinoise” de Bowie et d’Iggy Pop, mais on le saurait plus tard.. C’est donc pas à cette époque que j’ai pu découvrir “l’Iguane”, ses prestations envoutées quasi shamaniques (c’est pas pour rien que Philman fait le lien entre Morrison et Iggy Pop, hein…). 

 C’est sans doute The Passenger qui m’a fait découvrir Iggy Pop, et probablement par la reprise qu’en a fait Siouxie and the Banchees dans les années 80…. Fun House, qui est un vrai chef d’oeuvre, ne m’apparaîtra que beaucoup plus tard, et j’ai, comme disait Brassens, le sentiment de le regretter! 

On est là en effet hyper loin du succès incroyable qu’il a eu avec ‘In The Death Car’, dans les années 90. Mais c’est une autre histoire. 

Fun House donc, je vais pas changer la tradition qui veut que Mon Histoire du Rock n’est pas le lieu de la rock critique, ni de la décortication d’un album ou la savante encyclopédie d’un groupe. Comme dit l’autre, t’façon j’étais (presque) pas né. 

Mais Fun House, tu prends to Deezer ou to Spotify préféré (ou tu vas sur la playlist de Monhistoiredurock sur le dit Spotify qui va pas tarder à se voir agrémentée de quelques titres de ce temple du rock). 
Et écoutons Down on the street, qui, tout de même, en 1970, préfigure bien de la suite, non? Dirt est pas mal non plus, hein? L’album se termine sur quasi 5 minutes de cri primal et de déchaînement extraordinaire, que je laisse les puristes commenter, et les néophytes, découvrir…